mercredi 26 octobre 2016

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, la critique

Auteur : Clémentine Beauvais

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Exprim'

Nombre de pages : 240 pages

Année de sortie : 2016


Résumé : Eugène et Tatiana se rencontrent lorsqu'elle a 14 ans. Il en a 17. Alors, pendant que son ami est entrain de compter fleurette à la grande soeur de Tatiana, Olga, il lui parle. Et elle tombe éperdument amoureuse de lui. Mais il la repousse, pour de mauvaises raisons. Ils se retrouvent 10 ans plus tard. Tout a changé. Tatiana s'est affirmée, elle a mûri. Eugène s’aperçoit qu'il ne peut vivre loin d'elle. Mais veut-elle encore de lui ?

Introduction : Un petit bijoux, un ovni littéraire, un roman que vous devez AB-SO-LU-MENT lire...

Commentaire : Je tiens tout d'abord à faire un ENORME merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi !

Clémentine Beauvais s'est imposée comme une auteure incontournable des éditions Sarbacane et du genre Young-Adult. Tout le monde a lu Les petites reines. Sauf moi. Oui. Vous ne rêvez pas. Je n'ai jamais lu un seul roman de Clémentine Beauvais avant Songe à la Douceur. Et je regrette énormément.

Songe à la douceur est inspiré du classique de la littérature russe Eugène Onéguine, et donc écrit en vers libre pour en garder toute la poésie. Avec ce roman, l'auteure nous emmène à la rencontre de Tatiana et Eugène, dans deux périodes de leur vie différente : l'adolescence et l'âge adulte. On peut donc avoir deux points de vues différents émanant du même personnage. A 17 ans, Eugène est plutôt despotique, calme, et n'a aucun projet d'avenir. Tatiana, 14 ans, joyeuse et rêveuse, aime lire et croit encore au prince charmant. Rien ne les prédestine à se croiser. Pourtant, leur chemin les amène à se voir et à se parler. Ils se revoient, dix ans plus tard. Eugène s'est ennuyé pendant dix ans. Lorsqu'il revoit Tatiana, il découvre qu'il ne peut se passer d'elle. Elle, eh bien elle ne sait pas trop. Elle s'est affirmée, ce n'est plus la jeune fille fragile de 14 ans, c'est sûr. Ces deux personnages sont... sont... j'en perd mes mots. Véritablement opposés, il apprennent peu à peu la vie, ses différents aspects, murissent, grandissent, et comprennent qu'ils ne peuvent se passer l'un de l'autre. Ils m'ont beaucoup touché. On apprend peu à peu à les connaître, à les comprendre. J'aime leur façon de penser, je m'y suis retrouvé à certains moments. J'aurais donné cher, très cher pour les rencontrer, leur parler. Parce que je les aime. Oui je les aime. Malgré leurs défauts, malgré certaines décisions qu'ils ont pu prendre, je les aime. Et cette affection que je leur porte ne décroisse pas, bien au contraire. Plus j'y repense, plus je les aime.

L'histoire. Quelle histoire ! Une histoire d'amour complexe, qui se passe sur deux périodes tout à fait différentes. Une histoire d'amour terriblement... réelle. On y retrouve tous les éléments d'une histoire d'amour réelle. Ces petites mimiques, ces petits défis que l'on se lance quand on parle par le biais de message et de skype. L'évolution des sentiments d'Eugène et Tatiana sont décrits à merveille tout au long du livre. C'est beau, tout en finesse, on a parfois envie de secouer les deux personnes pour leur crier d'avouer qu'ils s'aiment, parce que c'est réciproque. C'est un sans-faute. Clémentine Beauvais écrit un splendide sans faute, pas une fausse note. Tout sonne vrai. Et le lecteur aime. Il tombe peu à peu amoureux de l'histoire d'amour vécu par deux personnes qu'il aime déjà. C'est un concentré pur d'amour et d'émotions en tout genre. On ne peut qu'apprécier. Lisez-le. Absolument.

L'écriture. Troisième mélodie, après les personnages et l'histoire, et là aussi c'est un sans faute. Les mots sont choisis avec soins, le vocabulaire est très riche et varié (j'ai d'ailleurs du aller chercher plus d'une fois la définition d'un mot dans le dictionnaire), le tout est piqué de citations splendides, de métaphores et autres figures de styles. Les vers libres rajoutent du rythme à l'histoire, rendant le lecteur littéralement addictif à ce qu'il lit. Je n'aurais pas vu le livre autrement que peupler de vers libres.

Je ne pouvais finir cette chronique sans vous dire que, à l'imagine de ce coup de coeur incroyable, les éditions Sarbacane et la collection Exprim' sont remplies de ces petits trésors. Que ce soit ce livre, Dysfonctionelle ou Dans le Désordre, il mérite tous le détour. C'est un vrai bonheur d'être partenaire avec eux. Je voulais les remercier pour cette aventure géniale que j'ai le privilège de vivre avec eux.

Je ne sais pas si on peut ressentir à travers les lignes de ma chronique mon émotion, mais je peux vous assurer qu'elle est très présente à l'heure où j'écris cette critique. J'espère qu'elle sera à la hauteur de ce superbe roman et qu'elle saura vous convaincre car il faut le lire. Que vous ayez 13 ou 93 ans, lisez-le. C'est tout simplement merveilleux. On en ressort ébahi. Clémentine Beauvais à frapper un très grand coup avec ce livre. Que ce soit au niveau des personnages, de l'histoire ou de l'écriture, il n'y a absolument rien à jeter de cette lecture. C'est fin, c'est beau. Le 24 aout, jetez-vous dessus sans aucune hésitation. Il ne vous décevra pas. J'en suis certain. Je n'ai que deux envies à présent : me jeter sur les petites reines, et lire Eugène Onéguine.

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