samedi 19 août 2017

Le tableau du Samedi de Lady Marianne : Henri Matisse, un peintre révolutionnaire au XXème sicèle

Le principe ?
On évoque en quelques mots un tableau, pourquoi il nous émeut, nous inspire, nous intrigue. On ajoute aussi quelques lignes sur l'artiste bien entendu. Et le tour est joué.


Petite biographie :





Henri Matisse, né en 1869 à Cateau-Cambrésis et mort en 1954 à Nice, est un peintre, sculpteur, graveur et dessinateur français. Ses oeuvres sont très variées : on y retrouve des portraits, des natures ou encore des représentations d'objets. Ce qui caractérise ses oeuvres, c'est avant tout les couleurs vives qui les composent. Matisse a révolutionné le XXème siècle. Il est le père du fauvisme.


Comment ai-je connu cet artiste ?
Matisse est un grand nom de l'art français. J'ai souvent vu ses oeuvres, que ce soit dans les quelques musées que j'ai eu l'occasion de visiter, à la télévision, lorsqu'on parle des expositions mettant en scène ses oeuvres ou plus simplement dans les livres que j'ai eu à l'école, plus jeune.


Quel oeuvre as-tu choisis de nous présenter ?



Là encore, comme pour l'article sur David Hockney, j'ai choisi de vous présenter l'oeuvre la plus connue d'Henri Matisse : Luxe, Calme et Volupté.


Pourquoi ?

Et là aussi, je trouve que cette oeuvre se détache du reste des oeuvres du peintre. Bon d'accord, Henri Matisse est quelqu'un qui a peint beaucoup de styles différents de tableaux au cours de sa vie, et on retrouve d'ailleurs dans celui-ci ce mélange de couleurs chaudes qui interpellent le spectateur. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette oeuvre de part la technique des pointillés employée par l'artiste pour la réaliser. C'est avant tout cela qui a porté mon choix sur ce tableau-ci. Il est d'ailleurs à noter que le peintre n'utilise absolument pas la technique "pointilliste" classique pour cette oeuvre, puisque lui réalise de petits rectangles alors que normalement, la doctrine voudrait qu'il peigne de très fines couches de peinture pure. Ce tableau est donc assez particulier à mon sens, même si l'on retrouve les "codes" Henri Matisse !


Que t'inspires cet oeuvre ?

Les personnages représentés ont des attitudes très différentes les unes des autres. Certains ont l'air de profiter du soleil, d'autres se lamentent. Celui debout à l'air de tenir quelque chose dans la main, comme s’il désirait sacrifier celui qui est au sol à ses pieds. Pour ce qui est de l'arrière plan, les couleurs me réchauffent, et j'irais bien piquer une petite tête dans cet océan, ou encore faire un tour sur le voilier !


Le blog de Lady Marianne à retrouver ici

L'atelier de Ghislaine : Amitié.

La contrainte : Ecrire avec dans le texte minimum cinq mots en -oir et cinq mots en -our.


Le jour déclinait à peine. Les âmes vagabondes rejoignaient un oreiller qui accueillerait les rêves et espoirs de chacun le temps de quelques heures à peine. L'esprit embrumé par les éclairs de la douleur, je couchais sur le papier mes pensées mortuaires, qui ne seraient bientôt plus qu'une trainée de poussière dans l'univers composé de mille étoiles brillantes. Sans artifice, j'ai décliné ce que j'avais sur le coeur bien des fois, le cul collé sur cette chaise moelleuse, les coudes posés sur cette table laquée de bois et marquée de mes envies d'un soir. Non, de tous les soirs en fait. La vie est belle. Oui. Mais la vie est une chienne. Aussi. Elle offre des moments insensées, jours où le cerveau est empreint de l'ivresse d'un bonheur aussi soudain qu'intense. TU étais là. TU y a participé, à ce putain de bonheur, plus encore que tous les autres avec qui nous étions réunis, lors de ce voyage du bout du monde. Nos yeux se sont croisés la première fois, alors qu'un de mes gestes maladroits venait d'effleurer ton visage. Tu m'as souris lentement, comme une fleur qui s'ouvrirait. Sourd aux appels du reste du groupe, je t'ai fixé encore un petit moment, avant de me détourner, persuadé que quelque chose se cachait derrière ce regard bleuté. Quelques mots échangés, un ou deux rires, trois fois rien en apparence. Ca a suffit, visiblement. On s'est parlé, doucement d'abord, effleurant à peine la surface de deux complexités incarnées depuis toujours par notre deux êtres. On se tourne autour, se découvrant lentement des points  communs ancrés au fond de chacun. Aujourd'hui, contemplant les étoiles piquant le ciel couleur encre de leur éclats de lumière, je me dis que le destin nous a amener à nous rencontrer. Et je sais que, de là où tu te situe, en contemplant ce ciel, tu penses exactement la même chose. Les autres n'ont pas compris, je le crois, et ils ne comprendront jamais. Il penseront qu'on devrait sortir ensemble. Mais non. Je le sais. Tu le sais. Cela est plus profond. On se l'est dit souvent. Finalement, sans le vouloir peut-être, on s'est livré. On s'est confié sur nous, nos envies, nos secrets, nos faces cachées. On a creusé en chacun la croûte de la surface, pour apercevoir la lueur éclater de la vraie personne qui se cache en dedans. Ce n'est pas de l'amour. Une amitié profonde et certaine, pour sûr. On a parlé longuement, de nous, à la belle étoile, quelques heures sûrement, sans pouvoir s'arrêter. On a jeté le poids des mots par-dessus bord, réciproquement. On s'est remercié, on s'est fait un câlin. On a fait comme si ce n'était rien. Mais on le savait, qu'un lien terriblement fort s'était créé, et qu'il ne se distendrait jamais malgré le poids de la distance qui pèsera dessus. Il restera toujours en place. On se l'ai promis. Après le départ, j'étais triste, mais serein. On ne trahis pas quelque chose d'aussi fort, croisé au détour d'un séjour si incroyablement merveilleux. Et maintenant je suis là, seul, noyé dans des certitudes entourées de glace. On cristallisera ce fil. Si tu es d'accord. Evidemment.

mercredi 16 août 2017

La fourmi rouge d'Emilie Chazerand




Auteure : Emilie Chazerand 

Maison d'édition : Sarbacane 

Collection : Exprim' 

Nombre de pages : 256 pages 

Année de sortie : 2017





Résumé : Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Et ce, à cause de :
- Sa mère, qui est morte quand elle avait huit ans.
- Son père, un taxidermiste farfelu.
- Pierre-Rachid, son pote de toujours, qui risque de ne plus le rester...
- Son ennemie jurée, Charlotte Kramer, la star du lycée.
- Sa rentrée en Seconde, proprement catastrophique.
Pour Vania, c'est clair : l'existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n'être personne. Une fourmi parmi d'autres. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n'est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge...


Introduction : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Je ne vais pas faire une longue introduction. Ce roman, qui sortira le 23 dans la collection Exprim', m'intriguait assez largement de part son titre et sa couverture. Pour garder la surprise intacte, je n'ai pas lu le résumé à peine un ou deux avis le concernant. Et j'ai bien fait. Vraiment bien fait.


Commentaire
: Dès les premières pages, l'auteure nous mène à la rencontre de Vania Strudel, le personnage principal de ce roman.


Ce dernier étant à la première personne, c'est donc l'adolescente qui va nous livrer une description détaillée, complètement loufoque et drôlissime d'elle-même. Elle nous en apprend un peu plus sur son entourage, à savoir son père et ses amis. Un belle entrée en matière, qui offre déjà au lecteur la possibilité de se faire un avis sur celle qui va lui partager ses pensées durant toute la durée de l'histoire. Et franchement... Le courant passe clairement. Je pense que dans ma situation c'est encore plus le cas, puisque qu'on suit Vania alors que celle-ci effectue sa rentrée en seconde. Hors, dans un peu moins de trois semaines maintenant, ce sera également mon cas. Cette jeune fille est quelqu'un d'assez particulière qui n'a pas été épargnée par la vie. On l'adore pendant pas mal de temps, on la déteste parfois, on veut la gifler, on veut la serrer dans nos bras, elle nous fait rire, tout le temps. Cette description faite au début de l'histoire nous la rend familière, un peu comme si nous étions finalement son grand frère. On a envie de l'aider, de la raisonner. Vania possède mille et unes faces cachées. C'est quelqu'un de très complexe, très contradictoire, un peu égocentrique sur les bords. Mais au fil des pages, on la voit mûrir, on sent qu'il se passe quelque chose dans son esprit. Elle cache et recèle des secrets qu'elle se refuse elle-même de penser. Elle nous laisse dans le flou. Car c'est bien elle, la clé de l'histoire. Elle et elle seule. En dehors d'elle, ce livre possède une salve de personnages secondaires absolument loufoques, qu'on adore. Que ce soit le père, sa meilleure amie, son meilleur ami, ses voisins. Chacun possède son charme. Même les "méchants", on adore les détester. C'est fou quand même, tout ce qu'un livre peut nous faire ressentir.

Même si on ne dirait pas, ce livre recèle tout un tas de rebondissements incroyables. Subtilement, Emilie Chazerand nous guide vers des chemins qui se révèleront faux. Elle nous laisse dans le flou, elle casse nos certitudes. Elle est très forte à ce jeux. Elle nous fait nous poser des questions. On se ment à nous-même. On réfléchi aussi. Beaucoup. Sur l'adolescence, sur le bonheur, sur la vie en général, sur la mode, sur les codes d'aujourd'hui, sur la mentalité des jeunes. Après ma lecture, j'étais vraiment épaté par la faculté qu'a ce bouquin à nous faire nous poser des questions. Je crois qu'il est même important de le lire pour des adultes, car il permet de mieux comprendre le fonctionnement d'un(e) adolescent(e) d'aujourd'hui. Je ne crois pas nécessaire de vous parler plus en détail de l'histoire que cela, car le tour de passe-passe réussi par l'auteure avec ce nouvel Exprim' est très fort, et tout nouvel élément que je pourrais vous révéler gâcherais tout cela. Lisez-le. C'est tout ce que je peux vous conseiller.





Côté écriture, Emilie Chazerand m'a comblé. Elle nous plonge à la perfection dans la tête de Vania. Elle pique son récit de comparaisons et de métaphores très pertinentes et drôles. On comprend ainsi parfaitement les sentiments de l'adolescente. On ne s'ennuie pas une seconde. Elle nous fait rire comme pleurer.


Le seul petit bémol que j'aurais à dire concerne la fin. En effet, je pense que l'on peut deviner assez facilement quelques révélations, notamment en ce qui concerne le fameux mail. Mais la fin en elle-même est bouleversante, j'ai même failli verser une larme, et je pense que beaucoup ont du en verser une.



Ce livre est une nouvelle pépite de la collection Exprim' qu'il ne vous faut absolument pas rater. Il ouvre une nouvelle branche dans cette collection qui ne cesse de s'enrichir.

mercredi 2 août 2017

Sirius arrive en Aout...

Bonjour à tous ! Je vous dépose ici le résumé de Sirius, la nouvelle sortie de l'auteur Stéphane Servant aux éditions du Rouergue, qui arrive en Aout... 

Dans un monde post-apocalyptique au bord de l’extinction,
deux enfants vont tenter l’impossible : survivre.
Le monde tel que nous le connaissons a disparu… Les animaux, les hommes et même les plantes sont
devenus stériles, la terre vit maintenant ses dernières années. Et Tandis que des centaines d’étoiles
filantes embrasent le ciel chaque nuit, Avril, une jeune fille, et Kid, un petit garçon, tentent comme
ils peuvent de survivre. Perchés au sommet d’un arbre dans une cabane qu’ils ont trouvée alors que
Kid était encore un bébé, leur quotidien s’organise autour de deux choses : trouver de la nourriture et
l’éducation de Kid. Quasiment seuls au monde, ils auraient pu continuer ainsi encore longtemps mais
le passé d’Avril, plein de mystère et de violence, va les rattraper. Darius a retrouvé sa trace avec ce
qui reste des Étoiles noires. Cette secte, composée uniquement d’adolescents, n’avait qu’un seul but :
précipiter la fin de tout et faire payer aux adultes l’état du monde. Avril n’a plus le choix, si elle veut
vivre, elle doit fuir avec Kid. Car les Étoiles noires n’oublient pas et ne pardonnent pas. Pourchassés,
ils vont faire une rencontre qui va tout bouleverser : Sirius, un porcelet noir marqué au front d’une
étoile blanche, peut-être le dernier animal vivant. Ensemble, sur les routes, ils vont tenter de trouver un
refuge dans les montagnes. Mais leur périple s’annonce dangereux et au contact de l’animal, Kid va se
métamorphoser car Sirius n’est qu’une étoile parmi d’autres…
Avec ce roman post-apocalyptique, Stéphane Servant tourne une page et embrasse un genre nouveau
empreint d’une beauté sombre. Si l’on retrouve des éléments qui lui sont chers : références aux contes
traditionnels, personnages croqués avec justesse, ambiance envoûtante, ce roman s’éloigne des précédents
par l’action qui l’anime. Un voyage sur des routes désolées qui ne laisse pas indifférent et tient en haleine !




Les Autodafeurs tome 1 : Mon frère est un gardien de Marine Carteron


Auteure : Marine Carteron

Maison d'édition : Le Rouergue

Collection : Doado

Nombre de pages : 329 pages

Année de sortie : 2014




Résumé : "Je m'appelle Auguste Mars,
j'ai 14 ans et je suis un dangereux délinquant. Enfin ça, c'est ce qu'on l'air de penser la police, le juge pour mineur et la quasi-totalité des habitants de la ville. Evidemment, je suis totalement innocent des charges de "violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel" qui pèsent contre moi mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l'existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs et j'ai juré sur ma vie de garder le secret. Du coup, soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus).
Mais bon, pour vous compreniez mieux comment j'en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c'est-à-dire, là où tout a commencé."


Introduction :
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions du Rouergue pour cet envoi !


Un sacré résumé, pas vrai ?! Personnellement, les Autodafeurs est une saga qui me fait de l'oeil depuis un bon moment. En effet, elle a fait grand bruit lors de sa sortie en 2014. Une nomination pour le prix des collégiens aux Imaginales et deux tomes plus tard, je décide enfin de m'y attaquer et pour le moment, la collection Doado fait un sans-faute.


Commentaire :
Comme indiqué dans le résumé, ce premier opus nous ai conté du point de vue d'Auguste, le fils aîné de la famille Mars. Auguste, avec son humour typique d'ado, son sens de la répartie et les galères dans lesquelles il est empêtré, m'a pas mal fait penser à Maxime Mainard, le personnage principal de la saga d'Anne Percin. Et dans les deux cas, c'est un coup de coeur. Là encore, je trouve que Marine Carteron a très bien compris le "fonctionnement" si on peut dire ça, d'un adolescent, et elle a très bien su retranscrire ses pensées, son comportement, son humour à l'écrit. Je me suis senti incroyablement proche d'Auguste durant toute la durée de ma lecture. Je le comprenais. Et je trouve ça très fort de la part de Marine Carteron, car c'est un fait rare dans la littérature Young-Adult. L'autre personnage principal de ce premier tome se nomme Césarine. Il s'agit de la petite soeur d'Auguste, qui est autiste, une maladie qui lui procure quelques "particularités". Tout d'abord, Césarine ne supporte pas qu'on la touche, à quelques exceptions près (les membres de sa famille, et encore...). Ensuite, elle ne comprend pas les métaphores de la langue française. Par ailleurs, elle est assez peu sociable et n'a quasiment pas de vrai(e)s ami(e)s. Mais cette maladie lui procure aussi pas mal d'avantages. C'est une petite fille très très intelligente pour son âge. Elle est en avance scolairement parlant, et sa logique est imparable. Finalement, on se rend compte que Césarine est terriblement utile pour sa famille. Son autisme lui apporte des avantages non-négligeables, qui aideront toujours son frère et ses proches. Elle est déterminante pour l'histoire d'après moi, et les passages de son journal intime qui lui sont consacrés sont de loin les plus intéressants pour l'avancée de l'histoire. Je pense que Césarine est un personnage clé de cette saga, et finalement, si elle est en difficulté, c'est sa famille entière qui se retrouve dans la même situation.
J'espère que le prochain tome sera de son point de vue, car cette fillette m'a beaucoup plu.

Il faut savoir qu'avec les différents résumés que j'avais lus au préalable, j'ai toujours pensé que cette saga contenait des éléments fantastiques, comme par exemple le fait qu'Auguste ait des super-pouvoirs. Et bien... Non. Et finalement je trouve que cela n'est pas plus mal. Le lecteur se retrouve donc au coeur d'un conflit millénaire entre la Confrérie et les Autodafeurs. Je trouve que l'histoire a mit du temps à se mettre en place. Marine Carteron a pris le temps de nous présenter le contexte dans lequel se déroule son roman. On a eu du temps pour se familiariser avec Auguste, Césarine et le reste de leur famille. Je trouve que cela est plutôt bien, car quand l'intrigue et l'action arrivent, le lecteur est parfaitement au courant de la situation, et il connaît très bien les personnages qui composent ce bouquin. Tout bascule finalement peu avant le milieu du livre, et l'atmosphère qui le compose en est totalement modifiée. L'action est omniprésente, toujours contée par un Auguste tout en humour et en décontraction (enfin la plupart du temps). On est pris à la gorge, on ne peut s'arrêter. Finalement les cent-cinquante dernières pages ont été dévorées en l'espace de quelques heures pour ma part. Pour me laisser sur un cliffangher infernal. Comme si la dernière phrase était en fait : "vas-y, lis le prochain tome, c'est là que tout se passe". Autant vous dire que je suis extrêmement frustré, et que je vais dévorer la suite très prochainement.


Marine Carteron sait parfaitement doser le suspens dans ce roman. Elle arrête ses chapitres pile au bon moment. Du coup bah... On continue, pour en savoir plus, toujours plus. Par ailleurs, elle a très bien su représenter un ado, comme je l'ai dit plus haut. J'ai beaucoup aimé ce roman, très simple à lire. Bravo à elle.


Pour ceux qui aiment les complots et conflits planétaires, avec une pointe historique. Personnellement, le tome 2 rejoindra bientôt ma PAL !

Ses griffes et ses crocs de Mathieu Robin




Auteur : Mathieu Robin 

Maison d'édition : Actes Sud Junior 

Nombre de pages : 176 pages

Année de sortie : 2015




Résumé : Marcus a toutes sortes de tocs et d'obsessions qui lui empoisonnent l'existence. Il est intimement convaincu que s'il ne les respecte pas, un drame effroyable se produira. Quand Marcus et sa famille partent en vacances avec des amis dans un chalet perdu, le jeune garçon de Portland a un mauvais pressentiment. La nature qui les entoure, hostile et mystérieuse, fait écho à une vieille légende indienne racontant qu'une bête impitoyable hante la montagne. Un matin, Marcus transgresse un de ses tocs, le soir-même, les parents ne rentrent pas de leur randonnée. Le pont qu’’ils ont emprunté a disparu….

Un roman au suspense angoissant, à la croisée des chemins entre fantastique et récit initiatique.

Introduction :
Ce roman, le premier roman signé par Mathieu Robin, est sorti en 2015. J'avais entendu énormément de retours positifs à son propos. J'ai donc décidé de l'acheter lors de ma rencontre avec l'auteur au Livre à Metz de 2016 (je le remercie encore une fois pour ses dédicaces et pour la discussion que nous avons pu avoir). Je me suis décidé à le commencer il y a quelques jours à peine (oui j'ai mis longtemps à le lire, j'ignore toujours pourquoi). Et je ne suis pas déçu, mais alors pas du tout.


Commentaire :
Comme indiqué dans le résumé, le personnage principal de cette histoire se nomme Marcus, et il est âgé de 10 ans. Sa particularité ? Il est atteint par toutes sortes de tocs. Pour tout vous avouer, c'est un personnage avec qui j'ai eu du mal au début du livre. Je trouvais que sa "maladie" le rendait un peu trop égocentrique, parfois même malgré lui. En effet, ses parents sont tout le temps derrière lui, à le couver et à le protéger. Alors oui, je pense évidemment qu'il faut aider son enfant si il est atteint par une quelconque maladie de ce genre, mais je pense qu'il ne faut pas le sur-protéger, auquel cas il ne fera aucun effort pour affronter et arrêter ses tocs. C'est en parti pour cette raison que j'ai eu du mal à m'attacher au jeune garçon, car je trouve qu'il ne fait que peu d'efforts pour se sortir de cette situation. C'est aussi pour cette raison que je penchais plutôt du côté de la soeur de Marcus, nommée Lia. Cette dernière se considère un peu comme la mal-aimée de la famille. Ce fût un peu mon ressenti durant une bonne moitié du roman, notamment à cause de la relation entre Lia et sa mère. J'ai trouvé cette dernière vraiment cruelle avec sa fille. Finalement, mon ressenti de base s'est peu à peu équilibré, et après ma lecture, je penche plutôt du côté de Marcus, car on le voit tout de même tenter de s'en sortir et arrêter d'être un boulet pour les autres, tandis que sa soeur lui a fait quelques coups dans le dos que j'ai trouvé assez horribles. Au final, ce sont deux personnages qui ont d'après moi des torts et des raisons, et je trouve que cela les rend plus réels et touchants, finalement. J'ai donc été plutôt charmé par ces deux personnages, en plus de la flopée de personnages secondaires présents, mais je vous laisse la surprise, évidemment.


Je crois que la force principale de ce bouquin et ce qui fait son charme est sans aucun doute son histoire. Une histoire dont le lecteur se demandera pendant longtemps si celle-ci ne contient pas une pointe de fantastique. Je vous laisse la surprise. On est prit aux tripes par un roman qui mêle intrigue, action et émotions. L'auteur ne nous accorde pas une seconde de répit. Ce cocktail explosif rend le lecteur véritablement addicte à l'histoire. Ce dernier se sent au plus près des personnage, comme si il faisait parti intégrante de l'histoire, ce qui rend encore plus fort les émotions ressenties. On a peur avec eux, on rit avec eux, on est triste avec eux... La tension est omniprésente tout au long de l'histoire, jusque dans les dernières pages. Au top. Addictive. Géniale. Voilà quelques mots qui pourraient la décrire, d'après moi.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que Mathieu Robin sait parfaitement adapter son écriture de manière à mener son lecteur par le bout du nez. C'est simple, dans mon cas, il a fait ce qu'il veut de moi. Il a réussi à me faire assimiler des choses invraisemblables, à me faire prendre une direction dans l'histoire qui n'était absolument pas la bonne. On se prend vite dans le jeux d'une plume poétique tantôt, ou plus percutante lors des scènes d'actions. Il me tarde de découvrir l'autre roman de cet auteur, qui est lui dans un tout autre registre, à savoir l'amour et le handicap.


Ce roman fût pour moi une excellente lecture, rempli
e d'aventure et de rebondissements ! A mettre dans les mains des jeunes dès 12 ans !

samedi 29 juillet 2017

Le tableau du samedi de Lady Marianne : David Hockney et le Pop-Art

Le principe ?
On évoque en quelques mots un tableau, pourquoi il nous émeut, nous inspire, nous intrigue. On ajoute aussi quelques lignes sur l'artiste bien entendu. Et le tour est joué.




Petite biographie : 
David Hockney est un peintre, sculpteur et photographe britannique né en 1937 à Bradford, au Royaume-Uni. Ses oeuvres appartiennent au mouvement de pop-art. Il réalise principalement des oeuvres mêlants photographie et peinture.

Comment ai-je connu cet artiste ?

David Hockney est un artiste réputé mondialement, son nom ne m'était pas donc pas inconnu (d'autant plus qu'il n'est pas encore décédé). La véritable première fois où j'ai entendu parlé en détail de l'artiste et de son oeuvre est très récente. C'était dans un reportage au 19h45 de M6 où l'on parlait de l'exposition qui lui était consacré au musée Pompidou de Paris. C'est à partir de là que j'ai commencé à m'intéresser plus en détail à son oeuvre et sa vie.
Qu'est ce que tu apprécies dans l'oeuvre générale de l'artiste ?
Je trouve que les tableaux d'Hockney sont très modernes. En effet, ses oeuvres appartiennent au mouvement Pop-Art, qui est un courant artistique extrêmement récent, puisqu'il date des années 1950. Son style varie énormément en fonction de ce qu'il veut représenter. Il peut être très symétrique et droit en peignant certains tableaux très réalistes qui pourraient passer pour des photos tandis que d'autres sont comment dirais-je... Moins réalistes. Ils ressemblent plus à des dessins de types mangas toujours très colorés. Ce sont donc des oeuvres qui me parlent de part leur modernité et leur style. Mais pas seulement. David Hockney aborde à travers ses réalisations des sujets toujours d'actualité et parfois tabous comme l'homosexualité avec par exemple "Two men in a shower".


Quel oeuvre as-tu choisis de nous présenter ?



Même si d'habitude j'essaie de vous trouver une oeuvre pas énormément connue de l'artiste dont je vous parle, j'ai choisi cette semaine de vous proposer à l'observation l'oeuvre la plus connue de David Hockney : A Bigger Splash.

Pourquoi ?

Je trouve que cette oeuvre ne ressemble en rien et à la fois à toutes les oeuvres d'Hockney. On reconnaît parfaitement son style de part les couleurs et le paysage représenté. Mais malgré tout, je trouve qu'il a rajouté quelque chose. En effet, l'oeuvre me fait un peu penser à un plan d'architecture, tout y est représenté très droit, et les détails, notamment dans le reflet des vitres, est incroyable. On se croirait face à une photographie, alors que tout est réalise en acrylique. En observant cette réalisation, j'ai toujours cette impression de modernité qui me saisit à la gorge, comme si l'oeuvre représentait quelque chose venu tout droit du futur, alors que celle-ci a été peinte en 1967. Chapeau l'artiste !


Qu'est ce que t'inspires cette oeuvre ? 

L'originalité de cet oeuvre provient du fait que le spectateur ne sait pas du tout ce qui a bien plonger ou tomber dans l'eau. Un homme ? Une femme ? Un enfant ? Poussé par un autre enfant ? Je me suis plu à m'imaginer des théories de plus en plus farfelues. Un requin ? Un énorme poisson ? Une soucoupe volante ? Une roue de voiture ? Une voiture ? Je n'en sais rien. Le mystère reste entier. Et vous, qu'en pensez-vous ?



Voilà j'espère que cette nouvelle formule expérimentale du Tableau du Samedi vous plaira. J'ai pris en tout cas beaucoup de plaisir à la rédiger. N'hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en avez pensé !

Le lien du blog de Lady Marianne ici.

mercredi 26 juillet 2017

Un nouveau partenaire : les éditions le Jardin des Mots !

Bonjour à tous, je vous écris aujourd'hui pour vous annoncer un nouveau partenariat sur le blog ! Il s'agit de la maison d'édition "Le Jardin des Mots" qui est spécialisée dans l'art du conte et de la parole !

En effet, c'est un partenariat qui va me faire sortir de ma zone de confort, sans aucun doute. Mais j'aime ça. Je vais pouvoir ainsi diversifier mon contenu sur le blog, et cela ne peut être bénéfique que pour vous, lecteurs !


Je pense qu'il y aura des interviews en bonus, car le conte est un univers qui m'intéresse énormément, notamment sur le côté de la mise en voix par les conteurs. Je vous en reparlerais très vite.
Les deux premiers services de presse ont bien été reçus, je suis ravi !


Je vous en redis plus très vite, et encore merci à eux de m'avoir contacté, je suis très heureux de pouvoir découvrir cet univers !

La pouilleuse de Clémentine Beauvais



Auteure : Clémentine Beauvais

Maison d'édition : Sarbacane

Nombre de pages : 112 pages

Année de sortie : 2012





Résumé : Élèves de seconde dans le 7e arrondissement de Paris, David, Élise, Anne-Laure, Florian et Gonzague décident, comme souvent, de sécher les cours. Mais cette fois, ils kidnappent une fillette, sur un coup de tête, à l'entrée de la piscine municipale. Dans le huis clos du studio chic de Gonzague, ils commencent à la malmener, d'abord verbalement, puis physiquement, franchissant une à une les limites. Toutes ?

Introduction : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane et plus particulièrement Clémentine Beauvais pour cet envoi !


Pour mettre les choses au clair, il faut savoir que ce roman m'a été envoyé suite à une discussion que j'ai pu avoir avec son auteure au Livre Sur La Place, qui est d'ailleurs extrêmement sympathique, je la remercie encore.


Pour vous remettre rapidement dans le contexte, ce roman, publié chez Sarbacane en 2012, est peut-être un peu passé à côté d'un succès qu'il aurait mérité, car, à l'instar de la plupart des romans de la collection Exprim', il dégage un message fort et intéressant pour le lecteur.


Commentaire :
Déjà, je pense que vous l'aurez remarqué dans le résumé, les sept personnages principaux de cette histoire, sont tous des anti-héros, comme on les appelle. On les déteste, et, souvent, on finit par s'attacher tout de même à eux. Là, impossible. Excepté peut-être un ou deux, ce sont des ados pourris jusqu’à la moelle, et je retiens mes mots. Malgré tous les antécédents et les excuses qu'on pourrait leur trouver, Clémentine Beauvais a vraiment su illustrer parfaitement tous les types d'adolescents capables de réaliser un pareil acte, du frustré de la vie, celui qui a des idées reçus et une opinion bien tranchée (tout le monde aura compris que je parle ici des idées racistes), celle qui cherche à faire son intéressante et celui qui suit la majorité, tout y est. Le lecteur suit le déroulé du livre à travers le point de vue de l'un des personnages. Je ne dévoilerais en aucun cas lequel, mais c'est peut-être celui que je décrirais comme mon favoris, si je devais en choisir un, car il est influençable, c'est un suiveur. Malgré ça, il n'a tout de même rien fait pour arrêter le reste du groupe, pour moi il est donc quand même un sacré pourri.


A travers cette histoire, Clémentine Beauvais nous montre avant comment une bande d'adolescents peut-être un peu inconscients des conséquences décident de perpétrer un tel acte. Elle montre aussi qu'il peut ne pas forcément y avoir une raison ou un mobile à cela. Je trouve qu'avec ce qui se passes en ce moment dans notre actualité et dans le monde, de lire un livre pareil,  nous montre idéalement bien le processus et les pensées traversant un tel groupe. Je nommerais cela l'effet domino, car un petit détail et la cause d'événements qui sont là en l'occurrence plutôt très graves. Ah oui, rassurez-vous, ce livre n'est pas aussi violent que pourrait laisser le croire le résumé. Je crois que la volonté de son auteure était avant tout de démontrer et d'interpeller le lecteur sur ce sujet qui est toujours d'actualité, et plus encore qu'il y a cinq ans. Ce roman est d'après moi un élément essentiel d'une réflexion pour le lecteur à propos de ces actes de kidnapping qui ne sont pas si rares finalement, c'est en tout cas le constat que j'ai pu faire avec mes recherches d'après lecture.


Comme répété plus haut, cette histoire se passe d'un point de vue interne. On retrouve donc un langage parfois plutôt cru, notamment dans les idées que certains veulent transmettre. Là aussi, tout est fait pour nous percuter. Ce livre est le second que je lis de Clémentine Beauvais, et je remarque que celle-ci sait vraiment adapter et modifier son style en fonction de l'histoire qu'elle veut conter et des émotions qu'elle désire transmettre. Après avoir découvert Songe à la Douceur, qui était d'une délicieuse et poétique délicatesse, je retrouve là la romancière dans un exercice de percussion constant sur son lecteur, et cela lui réussi aussi bien.


La pouilleuse est pour moi un livre qu'il faut mettre entre les mains des jeunes à partir de douze ans, car il traite d'un sujet considéré comme tabou, et il pose énormément de questions à ce propos. Comme martelé plus tôt, il est surtout une démonstration d'un acte qui va parfois beaucoup plus loin dans la gravité. C'est donc important de le découvrir, et ce à tout âge.

samedi 8 juillet 2017

Appuyez sur étoile de Sabrina Bensalah

Auteure : Sabrina Bensalah

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Exprim'

Nombre de pages : 224 pages

Année de sortie : 2017






Résumé : Quelques saisons ? Quelques mois ? Avril ne sait pas combien de jours il reste à sa mémé avant « d’appuyer sur Étoile ». La maladie est revenue, et ça fait peur.
Mais Avril est prête à tout pour tenter de rendre les derniers jours de sa mémé plus beaux, moins durs. Il faut dire que mémé, ce n’est pas le genre chandail & tisane. Elle a passé sa vie dans les lumières tamisées d’un bar à champagne ; elle a chanté, dansé, aimé plus que d’autres en mille vies ; alors, pas question pour elle de mourir les yeux rivés sur un plafond blanc !
Un jour, à l’hôpital, elle expose son rêve à Avril : s’éteindre tout en haut d’une montagne, près des étoiles. Assez près pour les toucher. Projet fou ? Impossible ? Sauf qu’Avril a justement l’énergie qui déplace les montagnes. La Mort gagnera sans doute, à la fin ; mais elle a affaire à deux sacrées combattantes.

Introduction : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Je pense que vous aurez remarqué que je suis friand des histoires basées sur une relation, qu'elle soit familiale (ce qui est le cas de celle-là), d'amour (Songe à la douceur, Tant que nous sommes vivants) ou encore d'amitié (Et je danse aussi, la folle rencontre de Flora et Max). Je trouve que ce genre de livre nous transmet des sentiments inattendus, on en apprend plus sur la personnalité des personnages, on a cette impression qu'ils sont réels, on pourrait presque les toucher... Mais on en apprend beaucoup plus sur nous-même, également. On s'identifie aux protagonistes de la relation qui nous est contée. La plupart du temps, on ressort marqué au fer rouge par ce genre romanesque.

Avec cette longue introduction, mon but est avant tout de vous montrer les pensées qui m'ont traversé à la lecture de ce résumé. Vous comprendrez donc que je n'avais d'autre choix que de le demander, puis le lire pour vous en faire la chronique !

Commentaire : Comme lu plus haut, ce livre est centré sur deux personnages. Parlons de mémé, pour commencer. Touchant est, je crois, le maître mot qui pourrait décrire ce personnage. Je pense que vous avez dû remarquer tout la sympathie que j'éprouve à l'égard des "petites vieilles" lors de mes lectures (Tante Emma dans "Là où tombent les anges" par exemple). Mémé ne fait exception à la règle. Celle-ci a eu une vie bien remplie et originale, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais sa mort aussi, elle la désire unique. J'ai été ému par ce personnage humble, émouvant, drôle parfois. Mémé est une vieille comme on les aime. Avec de la répartie, de la joie de vivre, toujours partante pour n'importe quoi, tant qu'elle s'amuse ! Elle m'a vraiment collé un sourire béant durant toute la durée de ma lecture. On l'imagine facilement, serrant les joues de sa petite Alice, lui disant qu'elle ira loin dans la vie, ou buvant et fumant avec ses anciennes collègues et amies. Ses cheveux blancs ne lui ont en rien retirer son âme de jeune femme qui profite de sa vie comme on croquerait à pleines dents dans une pomme. La jeune justement, dans ce livre, se nomme Avril. Pleine d'ambition et de fraîcheur, cette dernière coiffe des petits vieux à domicile, même si elle se rêve à un avenir radieux dans ce milieu. Elle aussi, croque la vie à pleine dent, comme elle vient. J'ai également adoré ce personnage haut en couleurs, auquel le lecteur ne peut que s'attacher. Appuyez sur Etoile, c'est avant tout deux personnages uniques, attachants, émouvants, drôles, qui se complètent et se ressemblent malgré une grande différence d'âge.

Cette histoire met en avant plusieurs sujets différents, qui méritent réflexion. Premièrement, les relations inter-générationnelles. Sabrina Bensalah nous montre ainsi les échanges que peuvent avoir un adolescent et son grand-parent, et à quel point ce dernier peut compter dans la construction mentale et plus généralement dans la vie de personnes comme Avril. Ce roman met aussi en évidence les difficultés à accepter la mort de quelqu'un, aussi bien pour les proches que pour la victime. Chaque lecteur ressentira différemment ce point de l'histoire, en fonction de son vécu personnel, enfin je le pense. Les relations humaines, les sentiments de tristesse et de désespoir sont également abordés, tout en intelligence et en finesse. J'ai adoré la manière dont l'auteure a abordé tous ces thèmes à travers cette magnifique histoire, pleine d'amour et de tristesse à la fois. Une relation pétillante, pleine de confiance, d'admiration d'un côté comme de l'autre, voici comment on pourrait définir celle qu'entretiennent mémé et Alice. On prend un plaisir fou à les voir échanger, on rit, on a les larmes aux yeux avec elles.

Le roman est divisé en différentes parties, un peu comme les morceaux d'un album. L'auteure écrit magnifiquement bien, faisant passer le lecteur du rire aux larmes en quelques lignes seulement. C'est un des rare romans qui m'a franchement fait éclater de rire à certains moments de l'histoire. Une très belle découverte, puisque Appuyez sur étoile est le premier roman que je lis écrit par Sabrina Bensalah. Je compte en lire d'autres, car celui-ci m'a énormément plu, mais je pense que vous l'avez compris.

Pour conclure, je pense que l'on pourrait décrire cet Exprim' comme un concentré d'émotions pures, à travers une magnifique relation grand-mère - petite fille. On est subjugué, que ce soit par les personnages, l'histoire ou la plume de l'auteure. A mettre dans les mains de tout le monde à partir de 13 ans.


mercredi 5 juillet 2017

Gloria de Martine Pouchain

Auteure : Martine Pouchain

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Exprim'

Nombre de pages : 262 pages

Année de sortie : 2017






Résumé : Gloria, tombée enceinte trop jeune d’un prof de théâtre dont elle était follement amoureuse, a abandonné son bébé pour poursuivre son rêve de devenir une star, et partir pour Los Angeles… Sept ans plus tard, son ambition glorieuse s’est diluée dans les déconvenues et les rôles de figuration. Alors, elle décide de récupérer son enfant. Sauf que la mère adoptive n’est pas d’accord, bien sûr. Il ne reste plus à Gloria qu’à enlever Jamie et à fuir avec lui d’État en État à travers l’Ouest américain, direction le Canada. Pas si simple – d’autant que Jamie, lui, ne veut pas rester avec elle.

Introduction : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

De Martine Pouchain ? J'ai lu le précédent roman : Dylan Dubois. Ce que j'en retiens ? Un personnage incroyable, une aventure touchante, une plume poétique à souhait. Vous l'aurez compris, j'attendais avec impatience ce nouveau titre de Mme Pouchain. Et je préfère Gloria, de loin, très loin.

Commentaire : On ne peut que s'attacher à Gloria. On pourrait résumer le détail de ce que je vais écrire dans ce paragraphe en cette phrase. Je crois que la situation de cette dernière est très complexe, et elle nous montre à quel point un événement survenu alors qu'on était encore innocent et jeune peut influencer toute une vie. Même si cela peut paraître anodin durant notre lecture, et je ne vous le dévoilerais pas, même si on en prend connaissance dès les premières pages du livre, cet événement qui peut paraître sans importance est finalement une pièce centrale du puzzle que constitue Gloria (le livre comme le personnage). Pour tout vous dire, au début, j'avais du mal avec elle. Je la trouvais trop naïve, sûr d'elle, égocentrique parfois. Mais au final, je crois que j'ai été pris par l'aura qui se dégage d'elle, un peu comme les différents personnages qu'elle croisera durant sa cavale. Tous se sont fait la réflexion, et, après lecture, c'est vrai qu'il se dégage d'elle un certain charisme, même si elle n'a pas été épargnée par la vie.

L'histoire. Quelle histoire ! Mon dieu... Pour tout vous dire, j'adore vraiment ce genre d'histoire où le personnage bouge tout le temps, où sa situation n'est jamais la même. J'aime les road-trip. Même si ça n'en est pas vraiment un, je ne me suis jamais ennuyé. Il y a toujours des retournements de situations, des révélations, rien ne se tasse vraiment jamais. On est pris dans le truc, ce qui fait que ce livre de 224 pages se lit en réalité avec une rapidité déconcertante. Trois jours à peine pour ma part. L'histoire en elle-même est une longue prise de conscience puisque que Gloria ne se rend compte que bien plus tard de ce qu'elle a fait en abandonnant Jamie... On suit cela, on encourage Gloria dans ses choix, on la déteste parfois, mais on la suit... On est au plus près d'elle durant toute la durée de l'histoire. Cette dernière se découpe en plusieurs parties. La jeunesse, les années à Hollywood puis la prise de conscience et le kidnapping. C'est ce que je disais, il ne se passe jamais un moment sans action ou rebondissement.

La plume de Martine Pouchain est moins axée sur la poésie, mais plutôt sur les émotions, qu'elle retransmet à merveille grâce au personnage de Gloria. J'ai adoré, encore plus que Dylan Dubois, qui m'avais déjà conquis.

Gloria est un savant mélange personnage, histoire, plume  qui en séduira plus d'un ! A lire de toute urgence !


samedi 1 juillet 2017

Comme un besoin de vous parler...

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd'hui dans ce billet fait un peu sur le pouce, mais je ressentais vraiment ce besoin de vous parler plus amplement. Je tiens tout d'abord à m'excuser si tout ce que je vais vous raconter peut paraître brouillon, mais je n'ai pas du tout réfléchi à comment structurer tout ce que j'ai à vous dire... Je vais essayer d'être le plus honnête et sincère possible. Bonne lecture !

1. Le passé
Vous l'avez sûrement remarqué, mais depuis Décembre, je ne suis plus aussi assidu sur le blog... Un gros manque d'envie au départ, puis j'ai très vite été pris par les cours... J'ai eu beaucoup de mal à faire les deux cette année. Je crois que c'est la première fois que je suis confronté à ce problème sur le long terme. Les conséquences ? J'ai eu beaucoup moins de chroniques et d'écrits personnels à vous proposer, ratant parfois un mois complet d'atelier d'écriture... Des rendez-vous sont passés à la trappe (je pense au Tableau du Samedi de Lady ou à l'atelier de Ghislaine) et je n'ai pas été commenter les blogs que j'apprécie depuis un très très (trop) long moment... Par ailleurs, mon profil Babelio n'a pas été actualisé depuis plusieurs mois, même si j'ai rajouté quelques chroniques ces derniers temps... Je crois tout de même avoir réussi à faire vivre le blog toute cette année, enfin à moitié, car beaucoup moins de post sont sortis que prévu... Je tiens donc à m'excuser de cette absence qui a trop longtemps duré.

2. Le présent
A l'heure où je vous écris, nous sommes le lendemain de l'examen principal que je devais passer cette année : le brevet. Pour beaucoup, cela peut paraître dérisoire, mais tout le travail effectué autour m'à véritablement pris tous les moments propices à l'écriture. Mais tout cela est passé. Je peux à présent me concentrer sur le blog, totalement.

3. Le futur
Que je suis content d'arriver à cette partie ! Pour éviter ce qui s'est passé cette année, je vais mettre en place un planning, ou du moins les horaires auxquelles vous pourrez retrouver des nouveaux articles sur le site.

Les chroniques arriveront le mercredi à 14h30 quand j'aurais finis un livre, donc ce ne sera pas forcément tous les mercredis (je pense un mercredi sur deux).

Les ateliers d'écriture de Leiloona seront publiés quant à eux tous les lundis à 6h00 du matin. Oui j'ai bien TOUS les lundis. Pour cette nouvelle "saison" d'atelier, j'ai décidé de tenter d'écrire tous les lundis de manière à vous proposer un maximum d'histoires, de continuer ma série "Puzzle Solitaire" et de me diversifier. Je suis motivé !

Le tableau du samedi de Lady Marianne sera présent sur le site en moyenne un samedi sur deux plutôt vers 16h peut-être plus tard. Là aussi, j'ai pas mal d'idée pour essayer de rendre le rendez-vous fun et intéressant.

L'atelier de Ghislaine Quant à lui sera disponible aux horaires de l'atelier (le 1,10 et 20 du mois). Là encore, je tenterais de nouvelles choses, plus expérimentales.

Le mardi poésie de Lady Marianne sera là, mais sûrement plus rarement... Il faut que je trouve des poèmes auxquels je m’intéresse vraiment. Je vous tiendrais au courant !

Quand j'aurais le temps, j'essaierais également de partager mes lectures avec vous en rédigeant les Lundi que lisez-vous ? comme je le faisais il y a quelques temps.

Pour finir, si le sujet s'y prête, je posterais de temps en temps des Top ten Tuesday.

N'hésitez pas à commenter, on se retrouve très vite sur vos blogs ou sur celui-ci !

lundi 19 juin 2017

L'atelier d'écriture n°272 de Leiloona : Puzzle Solitaire (2) : Réveil.

Le lien du premier texte ici.





L'homme ouvre les yeux. Etalé dans une herbe fraîchement éclaboussée par la rosée matinale, il se redresse doucement, et, avec des gestes un peu gauches, s'étire lentement, faisant craquer quelques os capricieux de son jeune corps en ce début de journée. Le soleil se cache encore derrières quelques lambeaux de nuages grisâtres, mais il ne va pas tarder à se lever, l'homme en est certain. S'ébouriffant de longs cheveux bouclés dépassant très largement d'un crâne qu'il juge trop petit, ce dernier regagne d'une lente démarche la petite bagnole qui lui sert d'abri. Rien de tel qu'une petite nuit à la belle étoile, pour remplir sa caboche et rêver pensa-t-il alors qu'il s'installe sur la banquette arrière de celle qu'il se plaît à surnommer affectueusement "L'Epave". Ou plutôt cauchemarder rectifia-t-il après réflexion, se remémorant sa nuit mouvementée. S'allongeant à demi, les pieds dépassant par une fenêtre ouverte, tentative désespérée pour capturer une quelconque fraîcheur en ce début d'une journée qui s'annonce chargée. En y pensant, il lâche un soupir et commence à réciter ce qu'il devra faire un peu plus tard dans la matinée. Le coeur ensoleillé, il reste tout de même de bonne humeur, et pourrait presque s'endormir, si dans un éclair de lucidité, il parvient à rester seul maître de lui-même. Après quelques dizaines de minutes passées dans cette position, il décide de passer à l'avant, siège conducteur. Regard rapide vers l'heure. C'est qu'il a le temps, le jeune ! pensa-t-il avec un rire de satisfaction. D'un geste las, il pousse le bouton de la radio et se laisse à nouveau bercer, mais cette fois par la douce voix qui en sort :

"Pacifique... Océan Pacifique..."

Il aime ce moment, il en a besoin. La mélodie le berce, le calme, le rend plus serein pour affronter la suite. Il se sent intouchable. C'est le moment. C'est son moment. L'homme se sent invincible. Le vent le fouette par la vitre avant, ouverte elle aussi. Peu à peu, il sombre dans un état de semi-conscience. Il n'est plus que pensée. Il s'invente des tas d'histoires, où il est le protagoniste tantôt, parfois un simple figurant. Il pense à la photo, il se met en scène dans celle-ci, réfléchit sur lui, se pose des questions. Son corps n'est plus. Il n'est que pensée.


Soudainement, la musique s'interrompt. L'Epave devient silencieusement lourde. L'homme se redresse. Quelques secondes. Un grésillement. Il tressaille. Une voix se met en route. Rauque. Lente.

Ils ne me veulent pas de bien.
Le mal les habite.
Traverse leurs entrailles.
Coule dans leurs veines.
La folie habite leur coeur.
Je nage dans une piscine d'horreur...
Et de souvenirs...
Les flocons ensanglantés d'une plume torturée
Se perdent sur un sol où s'entassent des points d'interrogations
Parfois je me perds en pensée
Puis je me réveille en criant...

Le cauchemar. L'homme comprend qu'il doit y aller. Il démarre lentement, et, dans une petite larme ensanglanté, se dirige vers sa prochaine étape.

Ce texte a été écrit pour l'atelier d'écriture de Leiloona. La photo est libre de droit, je n'ai pas trouvé l'auteur.

dimanche 18 juin 2017

Les secrets de Brune


Auteure : Bruna Vieira

Illustratrice : Lu Caffagi

Maison d'édition : Sarbacane

Nombre de pages : 88 pages

Année de sortie : 2017



 
              
Introduction : Je tiens à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Pour tout vous avouer, je ne connaissais pas l'auteure et l'illustratrice de cet album, même si la première est une youtubeuse brésilienne assez connue (un million d'abonnés sur sa chaîne). C'est avant tout la couverture et ce visage magnifiquement bien coloré qui a attisé ma curiosité, et m'a donné envie de découvrir quel genre d'histoire cet album recelait.

Pour commencer, l'histoire en elle-même est celle d'une jeune fille nommée Brune. Celle-ci nous raconte son premier jour dans sa nouvelle école et les différents sentiments qu'elle ressent à cause de ce grand changement dans sa jeune vie.

Vous l'aurez devinez à la lecture du nom de la scénariste de cet album, cette histoire est bel est bien une biographie de Bruna, nommée Brune dans le livre. Cette dernière est un personnage charmant, très bien dessinée, mais je vais y revenir. La scénariste arrive bien à nous transmettre les émotions et les sentiments que l'on ressent lorsqu'un grand changement intervient dans notre vie, et encore plus à cette âge. Elle nous montre les doutes, les peurs, les craintes et tout ce que peut engendrer ce changement d'école. Ce livre touchera vraiment les enfants étant en école primaire je pense, c'est sans aucun doute le public visé, car c'est eux qui arriveront le mieux à s'identifier à Brune. C'est une oeuvre qui les fera réfléchir, sans aucun doute !

Il y a beaucoup de références à la culture littéraire brésilienne, puisque Bruna Vieira a donné à chacune des planches le titre d'un roman connu (pas seulement brésilien !) ou fait un clin d'oeil à des classiques littéraires en tout genre. Je trouve juste, et ce sera le seul petit défaut que je formulerais, que parfois le tout est un peu "brouillon". J'ai parfois eu du mal à me situer dans l'histoire, à comprendre dans quel direction l'auteure voulait amener son personnage. Mais cela reste tout de même assez rare, et après une ou deux relectures de la planche, on comprend un peu mieux.
Pour finir, comment vous parler de cette oeuvre sans évoquer les illustrations réalisées par Lu Caffagi. J'ai adoré les contempler. Je suppose (mais je ne suis absolument pas sûr) que la technique utilisée est celle du pastel. Eh bien... Quel travail ! Je n'en revenais pas ! Un régal pour les yeux, et je pense que vous savez à quel point les dessins comptent pour moi lorsque je découvre une BD ou quelconque oeuvre iconographique. J'ai trouvé le style fin sans être trop complexe, les couleurs sautent aux yeux, chaque lecteur appréciera ! Bravo à l'illustratrice !

C'est la seconde fois que je vous présente un album des éditions Sarbacane, et là encore, la qualité est au rendez-vous ! Bravo à la scénariste et l'illustratrice ! A mettre dans les mains des écoliers dès 8-10 ans !

dimanche 11 juin 2017

La folle rencontre de Flora et Max de Colline Pierré et Martin Page

Auteurs : Colline Pierré et Martin Page

Maison d'édition : L'Ecole des Loisirs

Collection : Medium

Nombre de pages : 200 pages

Année de sortie : 2015




Résumé : Lorsqu’elle découvre l’étonnante lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon excentrique qui semble persuadé qu’ils ont des points communs ? Que peut-il partager avec une lycéenne condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille qui la harcelait ? Max ne tarde pas à révéler qu’il vit lui aussi enfermé. Il a quitté le lycée après une grave crise d’angoisse, depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché chez lui, avec ses livres, son ordinateur, son chat gourmet et son ukulélé. Flora et Max vont s’écrire, collecter chaque jour des choses lumineuses et réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement et peu à peu, avec humour et fantaisie, se construire une place dans le monde.


Introduction : J'ai vu ce livre sur beaucoup de blogs différents lors de sa sortie. Les avis étaient dans Rl'ensemble assez positifs à son sujet, et j'étais curieux de le découvrir, comme tout bon amateur de roman épistolaire. Prévu dans mon abonnement 2017 à l'Ecole des Loisirs (j'en avais parlé dans un dossier sur mon ancien blog), j'étais très content de le recevoir, et je n'ai pas tardé à le lire, d'une traite.

Commentaire : Ce roman, c'est avant-tout deux personnages, ou plutôt deux lycéens. Flora et Max. La première est enfermée pour six mois en prison pour avoir presque tué une fille qui la harcelait, le second car il a peur du monde extérieur. La première lettre vient de Max. Deux êtres torturés qui vont au fur et à mesure apprendre à se connaître et à s'apprivoiser.

J'ai vraiment trouvé Max et Flora touchants. Je les ai trouvé tous les deux très attachants, même si j'ai eu un peu plus de mal avec le premier. Pourquoi ? Eh bien... Je trouve que Max est disons... Un peu dérangé psychologiquement. Pour cette raison, je n'ai pas su m'identifier à lui, car il a une vision du monde assez spéciale, que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre tout au long de l'histoire. Je ne préfère pas avancer d'hypothèse sur ce qu'il pense réellement, de peur de me tromper. Je dirais simplement que je l'ai trouvé plutôt égoïste parfois et excentrique, comme dit dans le résumé, même si cela ne m'a pas empêché de m'attacher à lui. En ce qui concerne Flora, c'est un personnage que j'ai trouvé beaucoup réel, au sens où ce n'est malheureusement pas un cas isolé, contrairement à Max (ou du moins, j'ai beaucoup plus entendu d'histoires similaires à celle de Flora contrairement à celle de Max). J'ai pu ainsi m'identifier à elle, ou du moins comprendre son ressenti et sa souffrance d'être enfermée ainsi. On a envie de l'aider, de témoigner en sa faveur, contrairement à ses soi-disantes amies. Heureusement que Max est là, car il reste quelqu'un de très sociable, qui est bien décidé à aider la jeune fille, ou du moins à lui faire voir un petit bout de ciel bleu au travers de cette période emplie de nuage sombre dans sa vie. Il y arrive merveilleusement bien, et Flora l'aide aussi à combattre sa phobie et à s'ouvrir au monde.

Cette histoire, c'est celle d'une amitié entre deux personnes que la vie n'a pas épargnées. On voit Max et Flora s'ouvrir peu à peu l'un à l'autre, s'aider, se consoler, s'apporter de la joie en racontant chacun son quotidien rythmé par le ukulélé, les oiseaux et des projets en tout genre. Peu à peu, et comme cela est si bien dit dans le résumé, ces deux adolescents vont se construire une place dans un monde qui ne veut pas d'eux, puisque l'un le hait au point de ne plus sortir de chez lui, et l'autre est condamnée à rester coincée entre quatre murs pendant quelques mois. Ils ont été abimés par la vie, ils lui rendent bien. Même si l'histoire prend une direction assez farfelue et inattendue, le lecteur est touché par cette amitié qui se construit au fil des lettres. On se sent comme le troisième membre de cette rencontre inattendue et assez... folle finalement. De part les membres qui la composent et de part le contexte aussi. C'est cela qui la sublime encore plus.

Les deux auteurs écrivent des lettres courtes, mais qui suffisent à faire avancer l'histoire. On sent qu'ils ont pris beaucoup de plaisir à rédiger l'histoire de cette folle rencontre. Le lecteur aime. On lit ça vite, mais on n'en ressort pas moins avec un souvenir fort.
Pour parler en quelques phrases de la fin, je la trouve folle, à l'image de cette belle rencontre. Elle passe presque pour normale, et elle arrache un sourire. On finit le livre sur une belle touche.

Si vous aimez les romans épistolaires, alors foncez, vous ne serez pas déçus par cette histoire belle et farfelue, qui plaira aux jeunes dès 12 ans !