mercredi 21 décembre 2016

L'univers ne fût créé que pour pour mes yeux...

Tu m'as appris le courage des étoiles avant ton départ
Comment la lumière continue sans cesse, même après la mort
À bout de souffle, tu as expliqué l'infini
À quel point il est rare et magnifique de seulement exister
Je ne pouvais m'empêcher de te demander
De le répéter à nouveau
J'ai essayé de le noter
Mais je n'ai jamais pu trouver de quoi écrire
Je donnerais n'importe quoi
Pour te l'entendre dire une nouvelle fois
Que l'univers fût créé pour être seulement vu de mes yeux.
Tu as raison il est rare et magnifique, comme l'amour
Ma vie n'est qu'un ciel sombre de base mais il eclairait par des millions d'étoiles maintenant... par l'amour.
Alors, j'aimerais t'entendre le dire une derniere fois, que l'univers fût créé que pour mes yeux...


Ce texte n'est pas de moi, il a été écrit un soir d'hiver, par une amie qui compte énormément pour moi, si ce n'est plus. C'est un texte somptueux, je n'ai que très peu de mots pour le décrire. J'espère qu'il vous plaira tout autant. Je vous laisse ici la musique à écouter durant votre lecture cette ode à l'amour. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.

Mauvaise Connexion de Joe Witek




Auteur : Jo Witek



Maison d'édition : Talents Hauts



Collection : Ego


Nombre de pages : 95 pages


Année de sortie : 2012



Résumé : Julie a 14 ans quand ça a commencé. Nouvelle discussion. Elle s'inscrit sous le prénom de Marilou, 16 ans. Le genre de fille qui l'a tout de suite attiré. Il a dit "Bonjour Marilou. C'est joli comme prénom.". Voila. Ca a commencé comme ça.

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Talents Hauts pour cet envoi !

Introduction : Mauvaise Connexion est un roman signé par Joe Witek, auteur jeunesse que l'on connait notamment pour Peur Express ou le plus récent Un hiver en enfer, tout deux sortis aux éditions Actes Sud junior. Ce livre, sorti en 2012, inaugure la collection Ego des éditions Talents Hauts, qui se définit par "des romans courts et choc pour des ados qui disent je". Avant de le commencer, je savais juste que ce bouquin abordait un sujet difficile et tabou : le cyber harcèlement et tout ce qui en découlait. Un livre poignant, qui interpelle sur internet et ses dangers.

Commentaire : Cette histoire nous ai conté à la première personne par Julie, une jeune fille de 14 ans au moment des faits un peu effrontée en quête du prince charmant. Cette dernière nous raconte son histoire alors qu'elle a 18 ans. Un soir, en s’inscrivant dans un nouveau tchat sous le nom de Marilou. Une envie d'être plus effrontée, plus délurée comme elle le dira elle-même. Naïve, elle se laisse accosté par Laurent, un soi-disant photographe parisien de 20 ans. De là commence un véritable enfer pour elle, qui durera plusieurs mois. J'ai beaucoup aimé Julie. Elle a réussi a prendre assez de recul sur les événements pour nous décrire ce qui s'est passé, tout en relatant avec justesse les émotions qu'elle a ressenties durant ces horribles moments. Ce récit qu'elle nous fait de cette histoire est pour elle comme une libération, un mea-culpa, on le ressent bien durant notre lecture. Elle emploie beaucoup de comparaisons et de métaphores pour décrire ce qu'elle est pour cet homme : un poupée, un objet du web. On la comprend. On comprend qu'elle ne veuille en parler à ses parents, par peur que son interlocuteur virtuel vienne, les tuer. On la voit se refermer sur elle-même, on a envie de l'aider. Mais nous en sommes incapable, spectateur impuissant de cette descente aux enfers.

A travers cette histoire, Joe Witek relate celle de centaines de jeunes filles chaque année. Ce roman est avant tout destiné à nous interpeller sur les dangers d'internet, et sur les conséquences dramatiques que peuvent avoir une simple discussion avec un inconnu. L'auteure a très bien gérer le déroulement de son livre. Le lecteur sait qu'il va se passer quelque chose de grave, et l'auteure rajoute encore du suspens avec des phrases telle que "Voilà. Ca a commencé comme ça" ou ses phrases qui concluent un chapitre, laissant présager beaucoup de chose pour la suite de l'histoire. Cette dernière est très émouvante, et d'une cinglante actualité car ce genre d'histoire  arrive assez fréquemment à beaucoup de jeune fille sur internet. L'écriture incisive et directe rajoute encore plus cette impression réaliste à l'histoire.

La fin nous montre à quel point Julie a eu du mal à s'en sortir, et à se retrouver. Comme elle le dit, elle a été propulsée dans le monde cruel des adultes, elle qui cherchait juste l'amour. J'espère qu'elle arrivera à se reconstruire, et à définitivement oublier cette horrible rencontre.

Joe Witek livre un roman fort, qui interpelle, qui nous fait réfléchir. Ce véritable témoignage sert avant tout à mettre en garde les jeunes sur les dangers du monde virtuel. A mettre dans les mains des jeunes, aucun doute que Mauvaise Connexion leur parlera, et qu'ils feront attention par la suite.


mardi 20 décembre 2016

Le journal de Gurty : Parée pour l'hiver

Auteur & Illustrateur : Bertrand Santini

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Pépix

Nombre de pages : 176 pages

Année de sortie : 2016


Résumé : Après avoir passé ses vacances d'été en Provence, Gurty y revient pour l'hiver ! Tremblez chats, souris, écureuils, la chienne la plus heureuse du monde est de retour pour le temps d'un hiver rempli de joie, d'éclats de rire et de neige !
Je tiens à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Introduction : Le premier tome, sortie en 2014, a fait énormément de bruit lors de sa parution ! Héroïne emblématique de la collection, Gurty revient en 2016 pour une aventure givrée, encore et toujours contée par elle-même !

Commentaire : Gurty est un livre qui fait du bien ! Une énorme bouffée d'air pour n'importe quel lecteur, quel que soit son âge. On retrouve donc Gurty, cette petite chienne qui est toujours heureuse. Je trouve absolument incroyable la manière dont Bertrand Santini a su retranscrire le point de vue de cette chienne durant l’histoire. Le lecteur est vraiment plongé dans la tête de cette petite femelle, pour qui aujourd'hui est toujours plus joyeux que hier. C'est un personnage très drôle, on se marre énormément tout au long de notre lecture ! Ses idées sur la vie, sur les humains sont à la fois absurdes mais terriblement vraies ! Gurty décrit, pour le plus grand bonheur du lecteur, sa vie et celle de son “humain” Gaspard. Ce dernier tombe très souvent amoureux, et Gurty n’aime pas ça, mais alors pas du tout. Toujours d’après elle, elle est la seule femme de la vie de Gaspard, et aucune autre femme n’a le droit de venir intruser dans leur petite vie paisible à deux.

Du côté de l’histoire, la petite chienne nous explique au début de l'histoire, toujours avec ce ton léger et humoristique, à quel point elle déteste que son Gaspard à elle ramène des fiancées à la maison. Cela ne la rend pas, mais alors pas du tout heureuse ! Heureusement pour elle, pas de fiancée au programme de ces vacances d'hiver, où Gurty retourne en Provence ! Là-bas, elle retrouve sa meilleure amie, Fleur, avec qui elle passe son temps à s'amuser, et à être heureuse. Elle retrouvera aussi son meilleur ennemi, le chat surnommé Tête-de-Fesse, et bien d'autres animaux encore. Beaucoup de surprises pimenteront ce récit de vacances des plus savoureux !

Il y aurait eu cent pages de plus que je les dévorerais avec autant de d'ardeur ! Ce récit de vacances est absolument exquis . On prend énormément de plaisir à lire les dialogues entre Fleur et Gurty, ou leurs réflexions philosophiques sur les écureuil ou les boules de neige. Les différentes petites querelles avec Tête-de-Fesse ou son gang (le C.A.C.A comme l'a surnommé Gurty) nous donne l'impression d'avoir à  affaire à des enfants. C'est délicieusement innocent.

Je finirais par dire que comme à chaque fois, j'adore les illustrations, faite par Bertrand Santini lui-même.

Eh bien, quel lecture ! Ce second tome est sans aucun dans mon top dix personnel des livres qui m'ont le plus  rire et sourire ! J'ai tout simplement adoré cette histoire légère, sans prise de tête, qui fait du bien, tout simplement ! A mettre entre les mains de tous, sans exception ! 

lundi 12 décembre 2016

L'atelier d'écriture n°244 de Leiloona : Début de soirée, jeux du chat et de la souris...


Elle s'amuse. Je le sais, elle me tente, joue avec moi, mes émotions, mes états d'âmes. Elle virvolte, tourbillone, traverse les murs de bêton, me murmure des mots doux doucement au creux du cou. Et je la suis, hypnotisé par ce spectacle offert à des yeux qui ne m'en demandait pas tant. Elle disparait parfois, ou se cache, dans un petit coin sombre, gloussant à chacun de mes passages desespérés, en quête de cette apparition inespérée, qui me tourmente et me rentre dans la peau. Elle attend, entend mes gémissements, se délecte de chacun de mes mouvements. Elle me sait à sa merci, profite de cette situation intense. Elle réaparrait soudain, défile devant mes yeux élargis de bonheur et de surprise. Elle sait se faire désirer, tend son doigt, dans ce fameux geste théâtrale qui intime silencieusement "suis-moi". Dans un petit rire, elle s'estompe, dégradé de noir tirant le gris pâle... Encore ce petit jeux, cette attraction insensée qu'elle a sur moi... Je monte, je recherche, encore et toujours... Je la trouve dans la salle de bain, déanché hypnotisant dans la miroir propre... Je n'approche, par peur de briser ce spectable somptueux... Elle se faufile à présent sous la douche, rideau de soie blanc en guise de censure... Elle danse encore, m'invite à me joindre à elle d'un lent geste de son membre gauche. Alors je m'approche, lentement d'abord, puis plus rapidement, je peux la toucher, sentir son souffle sur mon bras tout tremblant d'excitation, d'exaltation. Mais en un instant, elle me glisse entre les doigts. Evaporée. Triste et résigné, je comprends que la petite chasse est terminée pour la soirée. Alors, je retourne me coucher, et, la tête enfoui sous un tas formé de quatre oreillers, je m'endors d'un sommeil agité, peuplé par ma belle créature, ange noir d'un ciel coloré.

Ce texte a été écrit pour l'atelier d'écriture de Leiloona. La photo a été prise par (c) Marion Pluss.

lundi 21 novembre 2016

L'atelier d'écriture n°241 de Leiloona

Déclaration d'amour envers l'écriture
Oui cher journal, tu as bien vu. Aujourd'hui, en me levant de mon pieu, dans ma cabine d'à peine quelques mètres carrés, doucement ballotée par les vagues qui claquent contre la coque de notre majestueuse embarcation, j'ai eu cette envie, ce besoin. Ce besoin d'écrire, de déclarer ma flamme à cette douce lueur qui te réchauffe, à cette pratique qui t'aide à avancer dans un quotidien trop redondant, qui te libère parfois de tes idées noires, à cette profusion d'idées, qui t'ouvrent les portes d'un monde que toi, et toi seul peut façonner, avec tes sentiments, ta vie, et tes textes. Pour toi, mon ami, mon confident de toujours, mais surtout pour moi, je vais écrire, accoler des lettres les unes aux autres, construire des phrases, espacer des mots soigneusement sélectionnés. Je vais sortir ma plume, l'affuter encore et toujours, et composer cette ode à l'écriture, pour moi, pour toi, pour nous, pour eux.

***

J'ai commencé à écrire très tôt ce matin, à l'heure où le navire n'est pas encore empli des cris de joie d'enfants, qui cherchent amusements et occupations durant ces trois semaines où ils sont coupés du monde, entourés par une eau bleu limpide, qui reflète les rayons du soleil sur l'horizon. Cet écrit est tellement important pour moi, que j'y pense sans aucun moment de répit. Une fois seul, j'y réfléchis, travaille les phrases, rassemble les idées qui s'entrechoquent dans ma tête. Je suis incapable de te dire comment je vais conclure, ni ce que je vais t'exprimer d'une phrase à l'autre. Je ne veux pas finir cette déclaration en une heure, durant laquelle je me laisse emporter dans des idées inspirées de mon imaginaire, qui se rapprochent souvent de ma personne. Je veux savourer ce que je te transmets, car il est le fruit d'une mûre réflexion et d'un grand recul sur moi-même. Vois-tu, mon ami, l'écriture a toujours été pour moi quelque chose d'intime, qui me permet de me recentrer sur moi-même. Je suis très pudique sur ce sujet, et cette ode est pour moi une manière de me dénuder, tout en recherchant la plus belle manière possible de m'y prendre. Parler d'écriture avec mes proches, faire lire ce que j'écris à mes amis ou ma famille était jusqu'alors une épreuve pour mon esprit, qui se posait mille et une questions sur la manière dont la personne en question allait percevoir mon petit texte. Si je me cachais auparavant derrière l'humour, j'essaie à présent de varier les styles, et de transmettre mes émotions à qui trouvera ce journal. En attendant, tu peux en profiter seul cher journal, ces quelques lignes sont pour toi, tu pourras les décortiquer, les savourer, et pourquoi pas les retenir ?

***

Nous avons accosté sur les coups de midi en Sicile. Après une rapide visite des lieux, je décide de m'éloigner du groupe, pour marcher un peu, toi, mon cher ami, sous le bras, le soleil claquant de ses rayons sur ma nuque déjà rouge. En prenant de la hauteur, des paysages plus sauvages, plus brutes apparaissent. J'aime beaucoup ce contraste, avec la mer turquoise en fond. Après quelques photos souvenir, je redescends quelque peu et trouve finalement refuge sur un banc, à l'ombre. Encore une fois, mon écrit ne cesse de me hanter. J'aimerais maintenant aborder avec toi, ici, dans ce petit coin sombre qui m'offre un peu d'air, sur ce banc que je nommerais Denis, une question que m'a souvent posé mon entourage : Comment fais-tu pour trouver ces idées ? Comment écris-tu ? J'esquive souvent la question, en changeant brusquement de sujet, convaincu que cette interrogation est trop personnel... A vrai dire, je pense que ce processus de création est différent pour chaque personne. Certains ont plus d'aptitudes que d'autres pour l'écriture. J'ai toujours aimé inventer des histoires, manier mes personnages comme un marionnettistes avec ses pantins. Je pense que... Attend cher ami, je m'accorde une pause. Un rapide coup de d'oeil devant moi, vérification d'une éventuelle intrusion quelconque. Personne. Je souffle quelques secondes, mouline l'air avec mes mains pour me donner de la fraîcheur, sans résultat apparent. Enfin si, j'ai encore plus chaud. C'est que le soleil tape fort en Italie ! Mais je divague. Revenons à nos moutons, comme disais Jeanne D'Arc. Vois-tu, mon journal adoré, mon inspiration vient avant toute chose de moi-même, de ce que je vis, de mon quotidien. On peut aussi ajouter dans cette liste les personnes que je côtoie tous les jours, qui se retrouvent systématiquement dans mes écrits. Je peux te faire une confidence ? Je crois que même si je voulais écrire quelque chose totalement sortie de ma petite caboche, j'en serais bien incapable. Je suis convaincu que chaque personne qui s'essaie à l'écriture commence à broder à partir de son vécu. Il est impossible de ne pas transposer sa vie avec celle de ses personnages. On retrouvera ainsi toujours ne serais-ce qu'un petit détail appartenant à la vie de son écrivain dans une fiction. En tout cas, c'est le cas de mes textes, et tu me verrais bien mal placé si je devais un jour inventer un histoire à partir de rien. Une bien belle odeur attire soudain mon attention, doux mélange de viande et d'épices... Je te laisse mon bon copain, l'appel de la nourriture se fait trop fort, et j'ai bien peur de ne pas pouvoir résister.

***

13h13. Retour sur le bateau. Tandis que la plupart des passagers profitent des plages de sable blond et fin, je préfère rester sur le pont du navire, dans cette petite chaise noire trouvée un peu par hasard. Avant de retourner à ma composition, je prend le temps de me relire. Je trouve que je m'en tire pas mal pour une première dans cet exercice non ? Mais à mon avis ce propos est subjectif. Je te laisse le soin d'en juger, mon cher. Je vais maintenant te parler de l'écriture en elle-même. Qu'est-ce ? Eh bien vois-tu, cher journal, ce moment précis, où tu donnes naissance à ton histoire , où tu emmènes avec toi les personnages vers un destin que seule ta personne est apte à imaginer, ce moment où tu manies les graines du sablier de ton histoire, où tu mets en place le décor de scène, où tu prends plaisir à faire dialoguer ces hommes et femmes qui deviennent de plus en plus présents en toi, jusqu'à t'obnubiler, est tout bonnement incroyable. Tu butes sur les mots, tu te casses la tête parfois pendant plusieurs dizaine de minutes pour trouver une bonne phrase qui reste en tête, mais tu continues tout de même à écrire, encore et toujours. C'est cela, l'écriture. Je pense que je vais surligner ce passage, il me paraît être une bonne définition de ce mot que je te répète encore et encore : l'écriture. Je suis personnellement addicte à l'écriture, si bien que j'écris chaque semaine pour un atelier, d'une certaine Leiloona. Si, je te jure. Si tu veux, j'écrirais ici, aussi, dorénavant, peut-être que cela te fera plaisir.

***

20h passé. Attablé près du bar, je te contemple successivement, puis je me tourne vers les invités. L'après-midi a été calme, j'ai passé mon temps à faire des allers-retours entre la petite chaise noire et le pont supérieure. J'ai même pris quelques clichés. J'en dépose un à cette page, en souvenir d'une journée intense cérébralement. Et bien sûr, je ne cesse de penser à cette ode. Je lirais ce texte lorsque je ne ressentirais plus l'envie d'écrire, je suis certain que cette lecture m’insufflera l'inspiration nécessaire chaque semaine. Il y a deux tics en particulier qui me touche personnellement lorsque j'écris. Tout d'abord, je m'arrête en moyenne d'écrire toutes les 10 minutes. Pourquoi ? Je n'en sais rien, sûrement pour me détacher de mon histoire, et prendre du recul sur ce que je suis en train d'écrire, puis je reprends, l'air de rien. Chacun ses trucs me diras-tu. La seconde chose ? J'écris tout le temps avec de la musique. La musique m'inspire, prolonge encore l'état d'esprit dans lequel je suis en train de composer mon écrit. Je lis également très souvent avec un fond sonore. Comment ? Une musique pour ce texte ? Hum... ah je sais ! Georgio, la terre je la dévore ou Héra. Je trouve que ces deux titres reflètent assez bien les sentiments qui me traversent en ce moment-même. Tiens, je me rends compte que je n'ai pas écouté de musique lors de mes phases d'écriture de ce texte. Il est vraiment très particulier celui-là tu ne trouves pas ?

***

C'est l'heure d'aller faire dodo. Comment conclure ? A vrai, je n'en sais trop rien... C'est sûrement le moment que je redoute le plus... La fin... Que te dire ? Cette ode m'a fait un bien fou... J'aime l'écriture, je l'aimerais toujours. J'aime me renouveler, sortir des sentiers battus, découvrir des paysages qui m'étaient jusqu'alors inconnus, de manière à affûter ma plume, encore et toujours... Peut-être que ce texte tombera-t-il dans les mains de quelqu'un d'autre que toi et moi un jour, qui sait ?


Ce texte a été écrit pour l'atelier d'écriture de Leiloona. La photo a été prise par © Julien Ribot.


dimanche 20 novembre 2016

L'Ogre à Poil(s) de Marion Brunet

Auteur : Marion Brunet

Illustratrice : Joëlle Dreidemy

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Pépix

Nombre de pages : 176 pages

Année de sortie : 2016




Résumé : Abdou et Yoan apprennent que tous les habitants de la forêt, dont leur amie La Boule, sont en danger. Sans hésiter, les deux amis, accompagnés de leur Ogre favori et de leur vieille amie Janine, partent à l'aventure, pour aider leur ami et combattre cette menace qui plane sur la forêt.
Je tiens à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi.
Introduction : Ce troisième opus de l'Ogre était très attendu par les fans de la saga et des romans de la collection Pépix en général (y compris par moi). Décrit par beaucoup comme l'un des meilleurs romans pour les 8-12 ans de cette année, l'Ogre à Poils aborde cette fois-ci le thème de l'écologie. Ce que j'en ai pensé ? Mon avis tout de suite.
Commentaire : J'ai été très heureux de retrouver Abdou et Yoan. Ce sont deux personnages que j'affectionne particulièrement. C'est un binôme qui fonctionne très bien, les deux garçons se complètent bien et nous offrent parfois des scènes de querelles et des dialogues très drôles. On retrouve également l'Ogre, pour notre plus grand plaisir. Contrairement au premier tome, où j'avais eu un peu de mal avec lui, étant donné qu'il était le "méchant" de l'histoire, je l'ai adoré dans ce tome-ci. Je l'ai trouvé plus courageux, et surtout moins complexé vis-à-vis de son physique. Il est beaucoup plus mûre que dans l'Ogre au pull Vert Moutarde. Ce troisième tome était aussi la découverte d'un autre autre personnage, présent dans le second tome que je n'ai toujours pas lu, à savoir Janine. Une femme relativement âgée, qui adore chanter des chansons d'un autre temps. Je me suis également beaucoup attaché à elle. Consciente qu'elle a plus de jours derrière elle que devant, elle profite à fond de tout ce qu'elle vit. Elle a gardé son âme d'enfant, quelque part. Elle m'a bien fait rire avec ses titres assez... anciens.
L'Ogre à Poils est aussi l'occasion de rencontrer de nouveaux personnages, et notamment la grande nouveauté de cette nouvelle parution : Gaspard le Dragon. Qui est-ce ? Gaspard est le dernier dragon de son espèce. Il vit reclus sous terre, avec pour seule compagnie des romans qu'il passe sa vie à lire. J'ai beaucoup aimé suivre son évolution tout au long de l'histoire. Marion Brunet nous apprend avec Gaspard que derrière les apparences se cache parfois une belle personne. Ce dernier, en compagnie de l'Ogre et sa bande, va peu à peu reprendre goût à la vie, et ainsi se ressociabiliser si je puis dire.
Du côté de l'histoire, Marion Brunet s'attaque à un problème malheureusement très actuel : l'écologie et plus particulièrement la déforestation. Toujours sur le ton de l'humour, la romancière nous emporte dans cette forêt peuplée de créatures merveilleuses, atteinte par un mystérieux mal, causé par les hommes et la pollution. J'ai adoré cette histoire, qui là encore, recèle de nombreux messages implicites. Chaque lecteur le comprendra différemment, qu'il soit petit ou grand.
Le changement d'illustrateur ne m'a pas dérangé, mais je comprends qu'il puisse déstabiliser certaines personnes. J'aime beaucoup les bonus, encore une fois remplis d'humour et d'imagination.
L'Ogre à Poils s'impose comme un des romans phares de la collection Pépix et des éditions Sarbacane en cette fin d'année. On retrouve avec plaisir les "anciens personnages" et on accueille avec plaisir les petits nouveaux. L'histoire, toujours aussi drôle et fraîche, saura plaire aux plus jeunes comme aux adultes. Bravo à Marion Brunet. A lire de toute urgence.



lundi 14 novembre 2016

Lumière, le voyage de Svetlana

Auteur : Carole Trébor


Maison d'édition : Rageot

Nombre de pages : 374 pages

Année de sortie : 2016


Résumé  : Svetlana, hantée par les dernières volontés de sa mère adoptive, décide de quitter le Paris des Lumières pour la Russie des tsars. Elle fera au cours de ce voyage des rencontres surprenantes, étranges, qui lui apprendront bien des choses sur sa famille et sa véritable identité...

Je tiens à remercier les éditions Rageot ainsi que Babelio pour la réception de ce livre.

Introduction  : Carole Trébor fût révélée au grand public avec l'aventure U4. Elle est l'auteur du tome qui a pour personnage principal Jules. Après le succès phénoménal connu par la saga aux quatre auteurs (200 000 lecteurs) l'auteur revient avec ce livre, qui reprend le décor favori de l'auteur  : la Russie. Ayant lu les deux premiers tomes de sa saga Nina Volkovitch, je connaissais assez bien le style de la romancière, et j'avais plutôt hâte de la retrouver dans ce genre qu'est le roman historico-fantastique. Je ressors toutefois assez mitigé de ma lecture.

Commentaire  : Tout d'abord, j'ai eu du mal avec Svetlana. Je l'ai trouvée trop... immature. Je trouve qu'elle prend des décisions sans vraiment penser aux conséquences et qu'elle est assez... égoïste. Le lecteur finit tout de même par s'attacher à elle, on ne peut que ressentir de la compassion devant les événements dont elle est victime. Malheureusement, ce n'est pas une héroïne qui m'a marquée, ni par son courage, ni par son caractère, ni par son génie. A contrario, j'ai beaucoup aimé Aliocha, l'ami russe de Svetlana. Je me suis pas mal identifié à lui, car j'aurais réagi exactement pareil si j'étais dans une telle situation. Il est très curieux et très débrouillard. C'est sans aucun doute mon personnage préféré du livre.

On se retrouve donc dans une histoire ancrée en plein cœur du 18ème siècle, au temps des Lumières et des Tsars. J'ai beaucoup aimé l'histoire, même si je trouve que certains rebondissements sont un peu trop prévisibles. Carole Trébor nous apprend beaucoup de choses sur les personnages historiques, sur les lieux qu'elle met en scène. Elle arrive encore à nous surprendre avec le virage fantastique que prend doucement l'histoire, même si on savait dès le départ quelle direction allait prendre le roman. Pour ceux qui me suivent depuis un petit moment, vous savez que j'affectionne particulièrement le genre du road-trip. Celui-ci est très bien mené, les rencontres faite par Svetlana sont déterminantes pour la suite de l'histoire. Malheureusement, il y a encore quelques éléments que j'avais devinés bien avant que cela se produise. Résultat, je me suis un peu ennuyé. C'est vraiment dommage, car l'univers est super, l'histoire est recherchée, bien travaillée, mais les quelques éléments téléphonés «gâchent» quelque peu notre lecture.

Je ne m'attarderais pas sur l'écriture de Carole Trébor, que je connaissais bien, comme je l'ai dis plus haut. Sans surprise, j'accroche bien à la plume de la romancière, qui est fluide et accrocheuse. Elle sait stopper ses chapitres au bon moment, juste assez pour donner envie au lecteur de continuer encore un peu. On voit qu'il y a un gros travail de documentation. Le lexique, très riche à la fin de l'histoire, nous permet d'aller un peu plus encore dans la Russie au temps des Tsars.

Ce livre me laisse perplexe. Nina Volkovitch restera ma saga préférée de l'auteur, même si j'aimerais quand même énormément lire U4 Jules pour voir l'auteur dans un registre différent que l'historico-fantastique.