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lundi 14 novembre 2016

Lumière, le voyage de Svetlana

Auteur : Carole Trébor


Maison d'édition : Rageot

Nombre de pages : 374 pages

Année de sortie : 2016


Résumé  : Svetlana, hantée par les dernières volontés de sa mère adoptive, décide de quitter le Paris des Lumières pour la Russie des tsars. Elle fera au cours de ce voyage des rencontres surprenantes, étranges, qui lui apprendront bien des choses sur sa famille et sa véritable identité...

Je tiens à remercier les éditions Rageot ainsi que Babelio pour la réception de ce livre.

Introduction  : Carole Trébor fût révélée au grand public avec l'aventure U4. Elle est l'auteur du tome qui a pour personnage principal Jules. Après le succès phénoménal connu par la saga aux quatre auteurs (200 000 lecteurs) l'auteur revient avec ce livre, qui reprend le décor favori de l'auteur  : la Russie. Ayant lu les deux premiers tomes de sa saga Nina Volkovitch, je connaissais assez bien le style de la romancière, et j'avais plutôt hâte de la retrouver dans ce genre qu'est le roman historico-fantastique. Je ressors toutefois assez mitigé de ma lecture.

Commentaire  : Tout d'abord, j'ai eu du mal avec Svetlana. Je l'ai trouvée trop... immature. Je trouve qu'elle prend des décisions sans vraiment penser aux conséquences et qu'elle est assez... égoïste. Le lecteur finit tout de même par s'attacher à elle, on ne peut que ressentir de la compassion devant les événements dont elle est victime. Malheureusement, ce n'est pas une héroïne qui m'a marquée, ni par son courage, ni par son caractère, ni par son génie. A contrario, j'ai beaucoup aimé Aliocha, l'ami russe de Svetlana. Je me suis pas mal identifié à lui, car j'aurais réagi exactement pareil si j'étais dans une telle situation. Il est très curieux et très débrouillard. C'est sans aucun doute mon personnage préféré du livre.

On se retrouve donc dans une histoire ancrée en plein cœur du 18ème siècle, au temps des Lumières et des Tsars. J'ai beaucoup aimé l'histoire, même si je trouve que certains rebondissements sont un peu trop prévisibles. Carole Trébor nous apprend beaucoup de choses sur les personnages historiques, sur les lieux qu'elle met en scène. Elle arrive encore à nous surprendre avec le virage fantastique que prend doucement l'histoire, même si on savait dès le départ quelle direction allait prendre le roman. Pour ceux qui me suivent depuis un petit moment, vous savez que j'affectionne particulièrement le genre du road-trip. Celui-ci est très bien mené, les rencontres faite par Svetlana sont déterminantes pour la suite de l'histoire. Malheureusement, il y a encore quelques éléments que j'avais devinés bien avant que cela se produise. Résultat, je me suis un peu ennuyé. C'est vraiment dommage, car l'univers est super, l'histoire est recherchée, bien travaillée, mais les quelques éléments téléphonés «gâchent» quelque peu notre lecture.

Je ne m'attarderais pas sur l'écriture de Carole Trébor, que je connaissais bien, comme je l'ai dis plus haut. Sans surprise, j'accroche bien à la plume de la romancière, qui est fluide et accrocheuse. Elle sait stopper ses chapitres au bon moment, juste assez pour donner envie au lecteur de continuer encore un peu. On voit qu'il y a un gros travail de documentation. Le lexique, très riche à la fin de l'histoire, nous permet d'aller un peu plus encore dans la Russie au temps des Tsars.

Ce livre me laisse perplexe. Nina Volkovitch restera ma saga préférée de l'auteur, même si j'aimerais quand même énormément lire U4 Jules pour voir l'auteur dans un registre différent que l'historico-fantastique.


mardi 25 octobre 2016

14-14 de Silène Edgar et Paul Beorn, la critique

Auteurs : Silène Edgar et Paul Beorn

Maison d'édition : Castelmore

Nombre de pages : 349 pages

Année de sortie : 2014


Résumé : Hadrien et Adrien sont deux adolescents aux mêmes centres d’intérêts : la famille, les amis, les filles... La seule petite différence est qu'Adrien vit en 2014 et Hadrien en 1914. Mais grâce à une boite aux lettres mystérieuse, ils vont pouvoir entamer une correspondance par lettres et devenir amis. Malheureusement pour Hadrien, la guerre est sur le point d'éclater, et leurs échanges de lettres pourraient alors prendre une fin brutale et dramatique...

Introduction : Un roman écrit à quatre mains
sympathique et original....

Commentaire : 14-14 était pour moi surtout une découverte de deux auteurs que j'avais très envie de lire : Paul Beorn et Silène Edgar. Ce livre, résultat d'une association des deux romanciers, était le parfait moyen de découvrir leur plume ainsi que leur univers.

Nous partons donc à la découverte d'Adrien et d'Hadrien. Deux personnages. Deux caractères et deux personnalités bien distinctes. J'ai eu un peu de mal avec Hadrien au début mais je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi. Sûrement parce que lui et moi sommes assez différents, que ce soit au niveau du caractère comme au niveau du mode de vie. Ma préférence revient donc à Adrien. Là encore, je ne saurais pas vraiment vous dire pourquoi. J'ai été pas mal touché par ses problèmes de coeur et ses interrogations, car je suis moi-même passé par là, comme tous les adolescents de son âge et du mien également. Adrien est aussi celui qui ma le plus énervé de part ses choix et ses paroles. J'ai eu à plusieurs reprises envie de le secouer, de lui crier de faire telle ou telle chose. J'ai ressenti un peu moins d'émotions avec Hadrien durant ma lecture, mais ce dernier reste quand même un personnage attachant que j'ai beaucoup apprécié suivre durant ma lecture.

14-14 m'a vraiment surpris car je pensais avoir à faire à un roman totalement épistolaire. Mais, à mon grand étonnement, ce ne fût pas le cas. On nous expose vraiment la vie de chacun des deux principaux protagonistes. Leurs situations familiales, leurs sentiments, leurs questionnements. La correspondance qu'ils entretiennent n'est finalement pas la partie principale du roman. J'ai vraiment apprécié d'en connaître beaucoup plus sur Adrien et Hadrien que ce que j'aurais pu apprendre avec de simples lettres. Silène Edgar et Paul Beorn nous offre finalement une double histoire, les deux personnages évoluant chacun de leur côté, se croisant juste dans leurs lettres et tissant une belle amitié par le biais de celles-ci. Je trouve toutefois un peu dommage le fait de ne pas avoir développé le côté de la guerre. Elle est bien présente, mais n'occupe que la dernière partie du roman, le reste étant consacrée au quotidien de chacun. Je pense qu'il y avait beaucoup de potentiel et encore pas mal de choses à creuser de ce côté-là.

J'ai bien aimé le style d'écriture de chacun des auteurs. Fluide, des descriptions pas trop lourdes permettent une lecture rapide et fluide du récit. Résultat : j'ai fini ce livre en un jour à peine. Un auteur représente un personnage (Silène Edgar représente Hadrien et Paul Beorn Adrien). Je trouve leur plume assez similaire à tel point que j'ai même cru lire un roman d'une seule et unique personne. J'aimerais à présent beaucoup découvrir Silène Edgar et Paul Beorn avec leurs oeuvres respectives.

14-14 est un bon roman fantastique, aux personnages atypiques (petite préférence pour Adrien), à l'histoire intéressante et originale et à l'écriture fluide. J'aurais toutefois aimé que le côté de la guerre approchant soit approfondi car l'histoire aurait sûrement pris une histoire toute autre. Je vous le recommande si vous désirez découvrir ces deux auteurs !

Nina Volkovitch tome 2 : Le souffle de Carole Trébor, la critique

Auteur : Carole Trébor

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Nombre de pages : 212 pages

Année de sortie : 2013


Résumé : Nous retrouvons Nina au monastère, à peindre des icônes pour son maître Arkadi Tchernigov. Quand celui-ci se décide enfin à lui révéler une partie de ses dons, le monastère est attaqué, Nina est obligée de fuir...

Introduction : Une suite remplie d'action et de révélations...

Commentaire : Je retrouve avec plaisir cette saga qui m'avait un peu laissé sur ma faim après ma lecture du première opus, mais que j'avais très envie de retrouver pour en apprendre plus sur le fameux don de Nina. Et je ne suis pas déçu.

Ce second tome est riche en révélations. Nous retrouvons Nina, bloquée dans ce manoir où elle doit dessiner des icônes à longueur de journée. J'apprécie toujours autant Nina, la jeune femme au physique d'enfant mais à la grande maturité. Du côté des nouveautés de ce second tome, nous rencontrons Arkadi Tchernigov, un moine chargé d'instruire Nina mais dont nous n'apprendrons la fonction que plus tard.

C'est un début mystérieux que nous propose Carole Trébor, si bien que je me suis même demandé si l'auteure allait nous faire des révélations ou nous tenir en haleine sans jamais rien dévoiler, comme pour le premier livre. Heureusement, les révélations tant attendues arrivent finalement. Et je dois avouer que je suis soufflé par le tournant que prend cette histoire. Je ne m'attendais pas du tout au virage que prend cette aventure, qui me plaît beaucoup d'ailleurs. C'est vraiment à partir de ces révélations que l'histoire s'emballe. L'action et les rebondissements sont présents du début à la fin de l'histoire. On suit Nina dans l'apprentissage de ses dons spectaculaires, et dans la recherche de sa mère disparue. Carole Trébor nous tient en haleine, nous pousse à continuer notre lecture pour en apprendre plus, toujours plus.

Carole Trébor maîtrise son récit avec justesse, dosant les révélations tout en laissant une part de mystère et de suspens.
Toujours aussi bien documenté, le livre nous apprend beaucoup sur l'URSS sous Staline. Ce mélange historique-fantastique fonctionne à merveille. La romancière m'a vraiment plongé dans son univers, aux côtés de Nina et de ses amis. Le récit est rythmé par la narration interne de Nina, ce qui permet une immersion encore plus profonde dans l'histoire.


L'auteur conclut en beauté ce second tome tel une porte ouverte sur le troisième tome, que je vais surement m'empresser de lire pour connaître le fin mot de cette aventure.

Ce second opus de la trilogie Nina Volkovitch est un véritable coup de coeur. L'histoire prend un tournant qui me plaît beaucoup. Ce livre nous offre beaucoup de révélation sur la nature des dons de Nina. L'auteure rythme superbement son récit, et ce notamment grâce à la narration de Nina. Je n'ai qu'une hâte : me jeter sur le tome 3.





vendredi 21 octobre 2016

Nina Volkovitch tome 1 : La lignée de Carole Trébor, la critique

Auteur : Carole Trébor

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Nombre de pages : 224 pages

Année de sortie : 2012


Résumé : Nina est envoyée à l'orphelinat de Karakievo car ses parents sont considérés comme "ennemis du peuple" et comme résistants au régime de Staline. Nina elle, ne veut que s'enfuir pour retrouver sa mère qui est emprisonnée au fin fond de la Sibérie. Mais comment réaliser cet exploit alors que l'on a quinze, mais qu'on en paraît douze? Ce que Nina ne sais pas, c'est que sa mère à pris soin de dissimuler de précieux indices qui aideront beaucoup Nina dans son évasion. Ce qu'elle ne sait pas non plus, c’est qu'elle est la descendante directe des Volkovitch, qui possèdent des pouvoirs fantastiques mais terrifiants. Elle ne sait pas non plus qu'elle est le dernier espoir des Volkovitch face à une menace plus puissante encore que Staline...

Introduction : Un roman fort en émotion en en action malgré quelques défauts...

Commentaire : Avec Nina Volkovitch, Carole Trébor nous plonge dans l'URSS de l'après guerre sous Joseph Staline. C'est un décor très dur que nous dépeint l'auteure. C'est presque irréel de vivre ainsi. Pour nous habituer à ce rugueux milieu, Carole Trébor utilise des descriptions courtes mais très fluides. Elle emploie aussi des mots d'époque comme Goulag ou M.G.B. Tous ces mots sont expliqués dans un lexique présent à la fin du livre. L'histoire débute à Moscou, mais se délocalise très vite dans l'orphelinat de Karakievo. Ce moment de l'histoire est trop lent à mon humble avis. On apprend beaucoup sur la vie "des enfants des ennemis du peuple", sur la vie à l'orphelinat qui est quasi-militaire et sur le culte que les Russes vouent au "Sauveur". On voit très bien le travail de documentation et de recueil de témoignages réaliser par l'auteure (bon vous me direz, elle est historienne donc ceci explique cela...). Nina est décrite comme une personne fragile qui est un petit peu persécutée par ses camarades, mais qui est très douée en dessin et très cultivée sur les oeuvres d'art. Mais je trouve qu'elle est quand même très courageuse pour projeter de s'enfuir d'un orphelinat situé à plus de trois cents kilomètre de Moscou tout en sachant qu'elle va être poursuivie par le Parti de Staline et par les forces armées Russe. Je trouve qu'un détail de sa personne bien précisé pendant tout le roman n'est pas assez exploité pour moi. Il s'agit de sa petite taille. Bien que répété pendant toute la durée de l'histoire, on n'a fait que remarquer ce détail de Nina, sans pour autant qu'elle en profite ou qu'elle l'utilise. Cela ne lui causera même que des ennuis. Elle exploite beaucoup le fait qu'on la prenne pour un garçon. La fin arriva finalement. Que dire à part qu'elle ne donne qu'envie
d'aller lire la suite au plus vite ! La question de ces "pouvoirs" dont il est question dans le livre n'est qu'effleurée voir même pas abordée du tout. Il faudra attendre le tome 2 pour en savoir plus.


Nina Volkovitch : La lignée est le premier tome d'une trilogie très prometteuse. Un premier opus rempli d'action, mais qui a tout de même un ou deux petits défauts. Ce n'est pas un coup de coeur donc, mais une très jolie découverte. J'ai vraiment hâte de lire Le Souffle qui est le tome 2.

Petit + : Le 12 septembre, j'étais présent au Livre Sur La Place de Nancy. J'ai ainsi pu acheter et faire dédicacer le second opus. J'ai ainsi appris que cette trilogie avait demandé beaucoup de documentation mais que ce n'était pas dérangeant car Carole Trébor est d'abord historienne : J'ai aussi appris qu'elle avait écrit un opus précédent nommée Vassili Volkovitch: Le serment qui raconte l'histoire des Volkovitch cinq cents ans avant la naissance de Nina.