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lundi 14 novembre 2016

Lumière, le voyage de Svetlana

Auteur : Carole Trébor


Maison d'édition : Rageot

Nombre de pages : 374 pages

Année de sortie : 2016


Résumé  : Svetlana, hantée par les dernières volontés de sa mère adoptive, décide de quitter le Paris des Lumières pour la Russie des tsars. Elle fera au cours de ce voyage des rencontres surprenantes, étranges, qui lui apprendront bien des choses sur sa famille et sa véritable identité...

Je tiens à remercier les éditions Rageot ainsi que Babelio pour la réception de ce livre.

Introduction  : Carole Trébor fût révélée au grand public avec l'aventure U4. Elle est l'auteur du tome qui a pour personnage principal Jules. Après le succès phénoménal connu par la saga aux quatre auteurs (200 000 lecteurs) l'auteur revient avec ce livre, qui reprend le décor favori de l'auteur  : la Russie. Ayant lu les deux premiers tomes de sa saga Nina Volkovitch, je connaissais assez bien le style de la romancière, et j'avais plutôt hâte de la retrouver dans ce genre qu'est le roman historico-fantastique. Je ressors toutefois assez mitigé de ma lecture.

Commentaire  : Tout d'abord, j'ai eu du mal avec Svetlana. Je l'ai trouvée trop... immature. Je trouve qu'elle prend des décisions sans vraiment penser aux conséquences et qu'elle est assez... égoïste. Le lecteur finit tout de même par s'attacher à elle, on ne peut que ressentir de la compassion devant les événements dont elle est victime. Malheureusement, ce n'est pas une héroïne qui m'a marquée, ni par son courage, ni par son caractère, ni par son génie. A contrario, j'ai beaucoup aimé Aliocha, l'ami russe de Svetlana. Je me suis pas mal identifié à lui, car j'aurais réagi exactement pareil si j'étais dans une telle situation. Il est très curieux et très débrouillard. C'est sans aucun doute mon personnage préféré du livre.

On se retrouve donc dans une histoire ancrée en plein cœur du 18ème siècle, au temps des Lumières et des Tsars. J'ai beaucoup aimé l'histoire, même si je trouve que certains rebondissements sont un peu trop prévisibles. Carole Trébor nous apprend beaucoup de choses sur les personnages historiques, sur les lieux qu'elle met en scène. Elle arrive encore à nous surprendre avec le virage fantastique que prend doucement l'histoire, même si on savait dès le départ quelle direction allait prendre le roman. Pour ceux qui me suivent depuis un petit moment, vous savez que j'affectionne particulièrement le genre du road-trip. Celui-ci est très bien mené, les rencontres faite par Svetlana sont déterminantes pour la suite de l'histoire. Malheureusement, il y a encore quelques éléments que j'avais devinés bien avant que cela se produise. Résultat, je me suis un peu ennuyé. C'est vraiment dommage, car l'univers est super, l'histoire est recherchée, bien travaillée, mais les quelques éléments téléphonés «gâchent» quelque peu notre lecture.

Je ne m'attarderais pas sur l'écriture de Carole Trébor, que je connaissais bien, comme je l'ai dis plus haut. Sans surprise, j'accroche bien à la plume de la romancière, qui est fluide et accrocheuse. Elle sait stopper ses chapitres au bon moment, juste assez pour donner envie au lecteur de continuer encore un peu. On voit qu'il y a un gros travail de documentation. Le lexique, très riche à la fin de l'histoire, nous permet d'aller un peu plus encore dans la Russie au temps des Tsars.

Ce livre me laisse perplexe. Nina Volkovitch restera ma saga préférée de l'auteur, même si j'aimerais quand même énormément lire U4 Jules pour voir l'auteur dans un registre différent que l'historico-fantastique.


vendredi 28 octobre 2016

Miss Pérégrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs, la critique

Auteur : Ransom Riggs

Maison d'édition : Bayard jeunesse

Nombre de pages : 437 pages

Année de sortie : 2012
Résumé : Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les histoires fabuleuses de son grand-père. Ce dernier aurait passé une partie de sa vie dans un mystérieux orphelinat, sur une île du Pays de Galles. Là-bas, il aurait côtoyé dans enfants aux capacités particulières...
Un jour, Jacob voit sont grand-père assassiné sous ses yeux par une étrange créature. Plus tard, le jeune homme décide de partir en quête de vérité sur l'île de son grand-père. Cela pourrait bien être le début d'une histoire palpitante, aux nombreux rebondissements...


Introduction : Un livre palpitant, aux nombreux rebondissements, qui promet un second tome plus que prometteur...

Commentaire : Miss Pérégrine est une sage fantastique écrite par Ransom Riggs, qui a fait beaucoup parler d'elle lors de la sortie du premier tome en 2012. J'ai longtemps hésité avant de me procurer ce premier livre, même si je savais que l'histoire avait de grandes chances de me plaire. Je l'ai souvent feuilleté, reposé, j'ai lu les premiers chapitres, regardé les images en détail, mais j'ai toujours repoussé le moment de ma lecture. Celui-ci est enfin arrivé, et je suis très heureux d'avoir découvert cette fabuleuse histoire.

Randsom Riggs nous mène à la rencontre de Jacob, un adolescent de 16 ans assez renfermé sur lui-même et passionné par les histoires de son grand-père. Le jour où ce dernier meurt, blessé mortellement par une mystérieuse créature, Jacob, après une longue phase de cauchemar et de maniaco-dépression, décide de partir sur l'île que lui décrivait son grand-père dans ses histoires, en quête de vérité. J'ai beaucoup aimé suivre Jacob dans ses aventures durant ma lecture. Je me suis beaucoup identifié à lui, car j'aurais sûrement pris les mêmes décisions que lui si de tels événements faisaient irruptions dans ma vie. Son seul défaut réside peut-être en sa curiosité. Cette dernière pourrait bien lui attirer un paquet d'ennuis au cours de l'histoire. Je pense que chaque lecteur retrouvera un peu de lui dans Jacob, que ce soit dans son côté aventureux, curieux ou encore renfermé sur lui-même et assez peu sociable. J'ai adoré les enfants particuliers. Quel imagination de la part de l'auteur. Ce ne sont pas des pouvoirs vus et revus que nous propose là Randsom Riggs, mais bel et bien des particularités... particulières. Chaque enfant possède sa capacité propre, qui s'accorde avec sa personnalité. J'ai adoré découvrir cette palette de personnage déjantés, tous plus incroyables les uns que les autres. Ils sont tous très attachants, même si j'ai parfois eu un peu de mal à les différencier entre eux.

Ce premier opus est surtout un tome d'introduction, où l'auteur prend le temps de poser ses personnages et son univers. On apprend pas mal de choses sur l'histoire des enfants particuliers, et sur la menace qui pèse sur eux. Je me suis assez ennuyé lors de la première arrivée de Jacob à l'orphelinat. Je trouve que Miss Pérégrine aurait du lui expliquer pas mal de choses de suite, et ne pas attendre avant de lui faire des révélations décisives. Cela aurait évité pas mal de longueurs dans l'histoire, et l'action serait alors arrivée beaucoup plus tôt. Ce premier livre ne bouge pas beaucoup, l'histoire s'emballe surtout vers la fin du roman, mais la conclusion de l'histoire nous promet un tome 2 des plus palpitants, que je vais sûrement me proc
urer sous peu.

Ransom Riggs écrit simplement et efficacement. Il ne traîne pas son lecteur sur des pages et des pages de suspens, et lui donne toujours quelques révélations qui le poussent à continuer l'histoire encore un peu. L'auteur ne nous offre pas de belles métaphores mélodieuses, qui auraient peut-être sonnées faux dans cette univers fantastique. Il n'y a pas non plus de longues descriptions ennuyeuses que tout lecteur lit en diagonale pour revenir à l'intrigue principale. Non, rien de tout ça. Ransom Riggs écrit de manière juste. Le lecteur saura apprécier la plume du romancier à sa juste valeur.

Juste un petit mot sur l'objet livre absolument somptueux. Les photos éparpillées dans le livre nous donne un bel aperçu de ce que sont les enfants particuliers.
La couverture est très belle et mystérieuse à la fois. Pour un prix raisonnable. Bravo à l'éditeur.

Eh bien, quel voyage ! J'ai adoré Miss Pérégrine, et les fans de fantastique pourront en faire autant. Un personnage principal attachant, des enfants superbement trouvés, une histoire qui promet de s'emballes lors du tome 2, un univers riche, une écriture simple et claire, et tout cela réuni dans un objet livre sublime. Voilà ce que vous pourrez trouver dans Miss Pérégrine et les enfants particuliers. A lire de toute urgence !

Petit + : L'adaptation en film, réalisé par l'incroyable Tim Burton, est sorti il y a une semaine ou deux. Il me tarde d'aller la voir, car l'univers de Riggs correspond terriblement bien avec celui de Burton, qui nous fera une petit bombe d'adaptation, j'en suis persuadé !

Lorelei en Finistère d'Emmanuelle Caron, la critique

Auteur : Emmanuelle Caron

Maison d'édition : L'école des Loisirs

Collection : Medium

Nombre de pages : 207 pages

Année de sortie : 2014


Résumé : C'est la fin de l'été, synonyme de rentrée pour Joachim. Une année particulière commence pour le jeune homme. En effet, il a dû quitter sa mère malade et partir vivre avec son grand-père. Il entre donc dans un nouveau collège, mais l'accueil qu'on lui y réserve est glacial. Alors Joachim se réfugie dans la poésie et fait de longues balades aux bords des falaises et sur la lande. Il fait la connaissance de Stéphane, une jeune fille rebelle et énigmatique. Un jour Joachim la surprend en train de se faire poursuivre par des hommes inconnus. Le jeune garçon l'emmène et tous deux se réfugient dans la Salle Verte, un endroit propice aux secret. Cela pourrait être le début d'une histoire d'amour... Ou d'une grande course-poursuite...

Introduction : Un livre émouvant, qui m'a beaucoup surpris, sur bien des points...

Commentaire : Lorelei en Finistère est le premier livre que j'ai reçu à l'occasion de mon abonnement 2015-2016 (oui je suis très en retard dans mes lectures) chez L'école des Loisirs. Pour ne rien vous cacher, c'était peut-être le seul livre de la sélection de l'année dernière que je connaissais absolument pas. Je n'avais donc aucune attente particulière vis-à-vis de ce bouquin, qui fût une bonne découverte par la suite.

Dans cette histoire, nous retrouvons Joachim, un jeune adolescent qui vît chez son grand-père, car sa mère est malade. Joachim est un personnage que j'ai adoré, et qui m'a mis une sacrée claque, pour tout avouer. Derrière cette étiquette de jeune un peu fou qu'on lui a collée à cause de sa maladie se cache un jeune garçon solitaire, sensible, intelligent, excellent poète et très bon dessinateur. Le lecteur ne peut qu'admirer ce jeune homme, qui se moque un peu du regard que porte les autres sur sa personne. Je me suis tout de suite attaché à lui. Emmanuelle Caron a vraiment bien su développer son personnage principal, qui possède une personnalité complexe, au nombreux aspects cachés. Ainsi, chacun des lecteurs pourra retrouver un peu de lui en Joachim. Je trouve que c'est aussi ça qui fait son charme. Du côté des personnages secondaires, j'ai plutôt bien apprécié Stéphane, même si on la voit assez peu. Je pense qu'elle et Joachim se complètent plutôt bien, et qu'ils se sont bien trouvés tous les deux. Je trouve que pour une fois la romance n'est pas de trop, et qu'elle est très bien faite de la part de la l'auteur. En effet, ce n'est pas trop facile et trop beau pour eux, ils doivent tous deux affronter des épreuves qui mettront parfois en péril leur histoire, ce qui rajoute je trouve du réalisme au récit.

L'histoire démarre plutôt lentement, l'auteur prend le temps de mettre en place ses personnages et sa situation de départ. Mais à partir de la rencontre entre Stéphane et Joachim, l'action est omniprésente, les révélations s'enchaînent et les rebondissements inattendus viennent pimenter cette histoire intense. Je ne m'attendais absolument pas à ce que le récit prenne cette tournure. Je m'étais fait une idée assez précise de ce que j'allais trouver dans ce livre. Grossière erreur. Emmanuelle Caron nous entraîne dans une course poursuite aux lisières du fantastique, qui n'est pas sans me rappeler Bazmaru et la fille du vent, une autre superbe découverte de L'école des Loisirs. J'aime beaucoup ce genre de roman, dont on ne soupçonne pas l'aspect fantastique au premier abord, mais que l'on découvre tout en douceur, basculant hors des chemins du réel. Ce fût le cas avec Lorelei en Finistère, et je ne suis pas déçu du voyage.

L'écriture, sans être exceptionnelle, est fluide. Les descriptions sont bonnes, on ne se perd pas dans de longs et lourds paragraphes que l'on lirait habituellement en diagonale. J'ai toutefois trouvé la fin un peu trop précipitée, où tout se joue en quelques pages, alors que j'aurais bien voulu encore un ou deux chapitres. Ainsi, on ne comprend pas vraiment tout ce qui s'est passé, et pas mal de point restent obscurs dans ma mémoire. Je trouve cela dommage, car le reste de l'histoire est vraiment très bien amenée, et que le livre se finisse comme cela me laisse un goût amer, comme si l'histoire n'était pas vraiment terminée…

J'ai beaucoup aimé cette histoire, sans toutefois que ce soit un coup de coeur. J'ai tout simplement adoré le personnage de Joachim, j'ai beaucoup apprécié l'histoire, qui est très captivante, mais la fin trop rapide m'a laissé sur une mauvaise impression, dommage... A recommander à tous les fans de fantastique !

La Passe-Miroir tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos, la critique

Auteur : Christelle Dabos

Maison d'édition : Gallimard jeunesse

Collection : Pôle fiction

Nombre de pages : 567 pages

Année de sortie (édition de poche) : 2016


Résumé : Ophélie vit sur Anima. Elle peut lire le passé des objets et traverser des miroirs. Quand on la fiance à Thorn, originaire du clan des Dragons, la jeune femme doit quitter sa famille pour le suivre à la Citadelle, capitale flottante du Pôle. Ophélie se demande pourquoi a-t-elle été choisie ? Pourquoi elle ? Sans le savoir, elle vient de plonger dans un complot mortel...

Introduction : Un gros coup de coeur pour ce roman qui fait l'unanimité...

Commentaire : La Passe-Miroir est Le roman de fantasy de ces trois dernières années. Tout le monde en a parlé, tout le monde l'a lu, tout le monde (ou presque) l'a adoré. Je l’ai longtemps lorgné, feuilleté, lpris, reposé. Je l'ai finalement acheté, et ce dans son format poche. J'aurais dû l'acheter en grand format, rien que pour la couverture.

La Terre a explosé en mille morceaux, suite à La Déchirure. Ne reste de cette dernière que des Arches. C'est sur l'une d'elle, Anima, que vît Ophélie. Cette dernière possède des pouvoirs assez singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. J'ai eu un peu de mal avec elle au début du roman, la trouvant assez gamine et butée. Mais on finit tout de même par s'attacher à elle, car on vît les événements en même temps qu'elle, on découvre la vie au Pôle en même temps qu'elle, on la suit partout où elle va, même si le récit est à la troisième personne. On s'identifie finalement assez vite à elle, même si certaines de ses décisions et certaines de ses paroles ont pu m'énerver. J'ai beaucoup apprécié Thorn tout le long du livre. Même si on le voit finalement assez peu, je trouve qu'il se détache beaucoup des héros que l'on peut trouver dans le genre de la fantasy et du Young-Adult en général. De part son physique tout d'abord. C'est quelqu'un de très grand et maigre, si bien qu'Ophélie peut difficilement croiser son regard, même quand il est assit. Son caractère est disons assez... spécial. Il est très froid et ne montre que très rarement ses émotions. Je trouve qu'il se dégage quelque chose de cet homme, qu'il a de la présence. Autour d'eux gravitent une multitude de personnages hauts en couleurs, que l'on aime plus ou moins.

J'ai eu un ENORME coup de coeur pour l'univers mis en scène par Christelle Dabos. Je n'ai pas de mots pour le décrire... Original, oh que oui, original ! Je n'ai jamais vu ça dans un autre bouquin, si bien que je me suis demandé à plusieurs reprises où l'auteure allait chercher toutes ses idées. Ce livre, cet univers est un mélange entre passé et futur. On retrouve beaucoup d'éléments du Moyen-Age (la cour, les esprits de famille que l'on peut assimilé à des rois...) mais le fait que la Terre a éclaté rajoute aussi un côté futuriste à l'histoire, qui est le parfait mixe des deux. On retrouve aussi beaucoup d'éléments fantastiques (dans les deux sens du terme) comme les pouvoirs d'Ophélie, mais surtout les lieux. Punaise la Citadelle est vraiment un endroit incroyable ! Là encore, quelle imagination ! Un endroit au mille et un recoins cachés, où les illusions parsèment chaque coin de rues, un endroit magique... Je rêverais de le visiter un jour. Je pense que cet univers a du potentiel, et que beaucoup de choses pourraient être approfondies dans d'autres one-shot ou sagas, mais je comprendrais parfaitement que Christelle Dabos décide de se cantonner à cette sage, qui est super-géniale !

La romancière ne nous donne que très peu d'éléments sur l'intrigue principale. On connaît assez mal les intentions et les motivations de certains personnages. Je ressors de ce premier tome assez frustré, car l'auteure nous laisse comme ça avec juste l'envie absolu de connaître la suite... Que j'ai acheté et fait dédicacer le lendemain au Livre sur la Place de Nancy. Il me tarde vraiment de me plonger dans ce second opus, car j'ai hâte de retrouver Ophélie et Thorn. Je n'ai absolument aucune idée de la direction que va prendre l'histoire à présent, mais je fais totalement confiance à Christelle Dabos, qui encore une fois nous surprendra, je n'en doutes pas.

J'aime beaucoup la plume de l'auteur. J'ai noté quelques citations superbes. Je trouve que ce livre est très bien écrit. On ne se perd pas dans des paragraphes de descriptions qui ne font que traîner l'histoire en longueur, les chapitres sont parfois piquetés de métaphores et autre figures de style superbes. Là encore, ce livre se démarque des autres de part son style d'écriture, ce qui en fait définitivement un livre à part.

Une mention spéciale à Laurent Gapaillard pour cette couverture somptueuse, qui représente la Citadelle exactement comme je me l'étais imaginée. Je me demande si ce monsieur fait des BD (n'hésitez à me dire en commentaire) car j'adore son style graphique.

Vous l'aurez compris, je fais partis de ceux pour qui ce roman est un coup de coeur. Tout est fait pour qu'il vous plaise, l'univers époustouflant, les personnages attachants et l'histoire surprenante et intrigante. J'ai bien écouté Bulledop et tous les fans de cette saga. Hâte de lire la suite !

Petit + : J'ai eu l'occasion de rencontrer Christelle Dabos lors du festival Le Livre sur la Place de Nancy comme je l'ai dit plus haut. J'ai pu constater à quel point ce livre est adoré et les fans ne manquent pas (plus d'une 1 heure de queue). L'auteur est très sympa, on a pu échanger autour de son livre, et j'ai hâte de commencer ce second tome dont la couverture est canon, une fois de plus.









mardi 25 octobre 2016

Brainless de Jérôme Noirez, la critique

Auteur : Jérôme Noirez

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Collection : Electrogène

Nombre de pages : 249 pages

Année de sortie : 2015


Résumé : Vermillion, Dakota du Sud. Depuis que Brainless est mort suite à une indigestion de maïs, il est obligé de se faire une injection de formol pour ne pas pourrir. Le jeune adolescent est le 433ème cas de SCHJ : syndrome de coma homéostatique juvénile. En d'autres mots, c'est un zombie. Il ne mange que de la viande crue et ne se pose que très rarement des questions, les deux hémisphères de son cerveau ayant beaucoup de mal à communiquer. Il se demande parfois quelle goût a le cerveau humain. Malheureusement, parmi sa classe, certains ont des projets beaucoup plus macabres.

Introduction : Un roman déjanté et décalé, bourré d'humour glacial...

Commentaire : Jérôme Noirez inaugure la nouvelle collection Electrogène de chez Gulf Strream éditeur avec un roman sombre et décalé, qui en a surpris plus d'un, moi y compris.

Jason, surnommé Brainless, est un adolescent médiocre et banal, habitant de Vermillion depuis sa naissance. Depuis qu'il est mort, il ne respire pas plus qu'il ne dort. Ses deux hémisphères cérébraux connaissent beaucoup de difficultés à communiquer, le rendant un peu débile et planant. C'est un personnage que j'affectionne, de part sa nonchalance et sa manière de prendre les choses à la légère, ne s'énervant pour rien au monde. Hormis quelque une multitudes de personnes, toutes plus déjantées et stéréotypées les unes que les autres : de la fille hyper sexy mais complètement cruche, qui ne pense qu'aux mecs, du type obèse et laid un peu lourd qui fantasme sur les plus belles filles sans jamais parvenir à sortir avec elle, il y en a vraiment pour tous les goûts. A travers cette galerie de personnages, Jérôme Noirez dresse un portrait assez fidèle de l'adolescence actuelle. On a tous et toutes déjà croisé au moins une fois une personne de ce roman, que ce soit à l'école ou dans la rue. Il pose aussi beaucoup de questions, que ce soit sur le statue d'autrui en société, sur le passage à l'âge adulte, mais aussi sur nos relations avec notre entourage. Brainless nous offre ainsi un constat juste et réaliste sur la société d'aujourd'hui. Ce double sens présent durant tout le roman le rend d'autant plus fort et intriguant.

s détails, Brainless pourrait passer pour un adolescent normal. Son état de zombie lui procure quelques avantages (il n'a pas besoin de dormir, ce qui représente pour moi la plus grosse perte de temps de l'univers) mais aussi quelques inconvénients comme les piqûres quotidiennes de formol. Autour de lui,

On sait dès les premières pages qu'il s'est passé quelque chose d'horrible, un véritable massacre. Cela rajoute encore du suspens et de l'intérêt à l'histoire, car le lecteur veut comprendre comme c'est arrivé. En commençant par la fin, Jérôme Noirez a su capter l'attention de ses lecteurs, les rendant véritablement addictes à l'histoire. Cette dernière est assez basique, on comprend d'ailleurs comment et qui a perpétué ce massacre assez vite. Le récit n'est pas basé à proprement parler sur ce massacre. Il raconte plus la vie de Jason, et son évolution en étant un zombie.

J'aime beaucoup la manière dont est construite l'histoire. Celle-ci alterne entre le récit au présent et les confidences de Jason, qui nous permettent d'en savoir plus sur son passé et sur lui en général.
Jérôme Noirez m'a fait rire, beaucoup rire et notamment grâce à ses personnages déjantés, ses répliques trash et l'humour glacial présent durant tout le roman, rendant ainsi notre lecture plus légère. L'atmosphère que crée le romancier au fur et à mesure et ce grâce à l'écriture emporte vraiment le lecteur au coeur du récit, au coeur de l'histoire.

Brainless se termine sur les chapeaux de roues. Le sang, l'atmosphère pesante et beaucoup d'action sont au rendez-vous. Une chute qui conclue en beauté un roman très réussi.

J'ai adoré Brainless. Que ce soit du côté des personnages, de l'histoire ou de l'écriture, ce roman fantastique mais qui contient une grande part de réalité saura vous séduire. Bravo à Jérôme Noirez pour ce roman qui inaugure une collection terriblement prometteuse ! Après l'Oeil de Chaac, Brainless est un second coup de coeur pour ma part !






Luna Viva d'Aurélie Benattar, la critique

Auteur : Aurélie Benattar

Maison d'édition : Sarbacane

Collection : Exprim'

Nombre de pages : 224 pages

Année de sortie : 2016


Résumé : Luna tire les cartes au fond de la roulotte sans jamais voir personne et ce depuis la mort de sa mère. Terrorisée par son grand frère nommé Gidy. Lors d'une tentative de suicide à la suite de laquelle elle se retrouve internée à l'hôpital, elle rencontre un mystérieux jeune homme métisse, qui lui apparaît parfois. Au même moment, le chef de sa troupe de forain, le Falcone, lui annonce qu'elle va participer au plus grand concours national de cartomancie. Elle découvre également qu'elle possède un étrange don...

Introduction : Un roman haut en couleur, qui m'a bien surpris...

Commentaire : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Luna Viva se démarquait lui aussi de la collection Exprim', mais de part son côté fantastique et non pour son côté futuriste comme Jungle Park par exemple. Le résumé y était également pour beaucoup. Annonciateur d'une grande épopée "aux lisières du fantastique" comme il est écrit. Je ne suis pas déçu du voyage.

On retrouve Luna, une jeune fille complètement perdue depuis la mort de sa mère, survenue quelques mois plus tôt. Malmenée par son grand frère qui la terrorise, elle reste tapie au fond de sa roulotte, tirant chaque jour les cartes pour le compte de ce dernier. Luna vit un véritable enfer au quotidien, et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'on la retrouve juste après une tentative de suicide dés les premières pages. . Malgré tout, elle réussit à se créer une carapace qui lui permet de résister au flot d'insultes et de violence quotidien. Son évolution au fur et à mesure du roman est éloquent. On la voit vraiment prendre conscience de beaucoup de chose, concernant son frère, ses actes et ce fameux don. Excepté le teigneux et violent Gidy, l'autre personnage important de cette histoire est Izabella. Malgré tout le bienfait qu'elle apporte à Luna, ce n'est pas quelqu'un que je porte dans mon coeur. Elle est droite dans ses bottes, sévère quand il faut , mais elle reste assez froide et stoïque, c'est ce qui m'a un peu dérangé chez elle.

Aurélie Benattar nous transporte dans le monde de la voyance,
un milieu jusqu'alors quasi inconnu pour ma part. Elle y rajoute beaucoup d’éléments (le concours, le Cercle, les violences dont est victime Luna...). Elle en a rajouté tellement que j'eu peur que ce roman devienne un simple bouquin fade, effleurant à peine la surface de tout ce monde. Mais non. L'auteure approfondit chacun des sujets abordés, même si j'aurais quand même voulu en savoir plus sur sa préparation au concours ainsi que sur le fameux Cercle. Finalement, malgré le côté fantastique bel et bien présent, et ceux pour notre plus grand bien, Aurélie Benattar nous montre la reconstruction d'une Luna qui a touché le fond mais qui a appris à profiter de la vie, malgré les conditions difficiles dans lesquels elle vit. Au fond, ce roman reste un pur Exprim' qui nous montre l'évolution d'une adolescent un peu paumée avec une approche très originale. L’apprentissage de la vie grâce à la cartomancie, si je puis dire.

J'ai également beaucoup apprécié la plume de la romancière, qui nous offre certaines citations qui vont rester dans ma mémoire pour très longtemps. L'écriture reste fluide et très bonne, car j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans la tête d'une ado. Le suspens est également au rendez-vous comme le disait le résumé, les plus grosses révélations étant faites à la fin du livre.
Je pense qu'il reste quand même quelques points à éclaircir, notamment concernant le Cercle. Pourquoi pas un tome 2 ? En tout cas, je serais partant.

Luna Viva fût une excellente lecture. Malgré le quotidien très dure de Luna, cette dernière arrive à se faire petit à petit dans son coin, et ce grâce à ce don. L'histoire vaut grandement le détour, car tout ce qui est dans le résumé se retrouve dans le livre, et tous les points sont approfondis (sauf le Cercle comme je l'ai dis plus haut). Le style d'écriture, ponctué par de somptueuses citations, rend ce bouquin très agréable à la lecture. Bravo à Aurélie Bénattar pour cette œuvre.

Les Outrepasseurs tome 1 : Les Héritiers de Cindy Van Wilder, la critique

Auteur : Cindy Van Wilder

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Nombre de pages : 347 pages

Année de sortie : 2014


Résumé : Après avoir échappé de justesse à une agression, Peter se retrouve propulsé dans un monde qu'il ne soupçonnait même pas. Emmené dans la maison d'un mystérieux Noble, il découvre l'existence des Outrepasseurs, une société secrète dont les origines et les secrets pourraient bien changer le cours de sa vie...

Introduction : Un premier tome très introductif qui se révèle être une véritable pépite...

Commentaire : C'est avec malgré tout une légère appréhension que je commence ce roman. Les avis étaient pour une majorité très bon, mais une certaine part trouvait ce livre trop introductif et trop révélateur sur la suite de la saga. Je me suis fais happer dans l'univers de Cindy Van Wilder dès les premières lignes.

Cette dernière nous emmène à rencontrer le principal protagoniste de l'histoire, Peter. Malgré le fait qu'il soit très peu présent durant le roman, laissant place à ces ancêtres pour comprendre l'origine des Outrepasseurs, je peux vous dire qu'il me tarde de le retrouver lors de ma lecture du tome 2. Dépassé par tous les événements qui s'enchainent, il réagit plutôt bien et je pense que j'aurais pris les mêmes décisions que lui si une telle situation venait à m’arriver. Peter est d'un naturel tantôt résigné, tantôt déterminé à obtenir des réponses, une pointe d'insolence dans certaines de ses prises de paroles. C'est le genre de personnage que j'apprécie particulièrement et que j'admire beaucoup. Mais les vrais personnages de ce roman sont les ancêtres de Peter. Un groupe de paysans qui se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment, et c'est vraiment de la que tout part. Je ne dévoilerais pas leurs noms, ni n'évoquerais même ce qui se passe, car c'est justement cette effet de surprise qui donne toute sa saveur à ce premier opus. Comme un doux arrière-goût d'inconnu. Je peux juste vous dire que je me suis attaché à tous les membres de ce groupe malchanceux. Je les ai tous acceptés sans exception, comme ils sont, petits ou grands, forts en caractère ou plutôt suiveurs, belliqueux ou pacifistes. Je suis quand même un peu triste de ne plus les revoir, car j'aurais encore voulu suivre la suite de leurs aventures avec eux, continuer un petit bout de chemin avec ces personnes attachantes.

Là où Les Outrepasseurs est une pépite, c'est aussi grâce à son originalité. Cindy Van Wilder a vraiment innové avec cette trilogie, et c'est une véritable bouffé d'air là où toutes les sagas de l'imaginaire commencent à se ressembler un peu. La romancière casse un peu les codes du fantastique et de la fantasy actuelle pour notre plus grand plaisir. Le début de l'histoire est assez décousuL'action ne manque pas, les pages défilent à une vitesse hallucinante. L'intrigue et l'histoire mis en place sont très bien amenées car Cindy Van Wilder sait parfaitement bien manipuler le lecteur pour l'emmener dans une direction précise. Je me suis laissé guider avec grand plaisir.

L'auteure possède une écriture très visuel. Les descriptions sont précises et offrent ainsi un très fin et très bon portrait de chaque protagoniste du livre. Mais il n'y a pas que dans les descriptions ou dans l'habilité à manier un lecteur que Cindy excelle, elle varie aussi très bien les styles et les tons. Elle sait donner un ton énigmatique lorsque une révélation est sur le point d'être faite, elle propose un ton plus brusque lors de scènes de dialogues ou de combats. L'écriture envoutante de Cindy Van Wilder est également un excellent point pour le roman.

La fin quant à elle, laisse une porte ouverte sur un monde incroyable, celui des Outrepasseurs. Le retour à la réalité du tome 2 sera sans aucun doute l'une de mes prochaines lectures.

Un coup de coeur. Des personnages attachants, dont je me remémore encore les aventures chaque jour. Une histoire prometteuse, qui laisse présager une suite explosive. Une écriture visuelle, modulable et terriblement envoûtante. Une fin concluant en beauté ce premier opus. Lisez-le. Juste lisez-le sans vous fiez aux avis négatifs, il mérite le détour.
petit + : Cindy Van Willder vient de sortir un one-shot nommé Memorex, dans la nouvelle collection Electrogène de Gulf Stream. C'est un thriller prometteur que j'ai déjà en ma possession et qu'il me tarde de lire.

petit + du petit + : J'ai eu la chance de rencontrer Cindy Van Wilder lors des Imaginales. Au delà de ses romans, c'est une personne géniale avec qui j'ai adoré discuter et prendre des photos. J'ai acheté et fais dédicacer Memorex et le tome 2 des Outrepasseurs.

Nina Volkovitch tome 2 : Le souffle de Carole Trébor, la critique

Auteur : Carole Trébor

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Nombre de pages : 212 pages

Année de sortie : 2013


Résumé : Nous retrouvons Nina au monastère, à peindre des icônes pour son maître Arkadi Tchernigov. Quand celui-ci se décide enfin à lui révéler une partie de ses dons, le monastère est attaqué, Nina est obligée de fuir...

Introduction : Une suite remplie d'action et de révélations...

Commentaire : Je retrouve avec plaisir cette saga qui m'avait un peu laissé sur ma faim après ma lecture du première opus, mais que j'avais très envie de retrouver pour en apprendre plus sur le fameux don de Nina. Et je ne suis pas déçu.

Ce second tome est riche en révélations. Nous retrouvons Nina, bloquée dans ce manoir où elle doit dessiner des icônes à longueur de journée. J'apprécie toujours autant Nina, la jeune femme au physique d'enfant mais à la grande maturité. Du côté des nouveautés de ce second tome, nous rencontrons Arkadi Tchernigov, un moine chargé d'instruire Nina mais dont nous n'apprendrons la fonction que plus tard.

C'est un début mystérieux que nous propose Carole Trébor, si bien que je me suis même demandé si l'auteure allait nous faire des révélations ou nous tenir en haleine sans jamais rien dévoiler, comme pour le premier livre. Heureusement, les révélations tant attendues arrivent finalement. Et je dois avouer que je suis soufflé par le tournant que prend cette histoire. Je ne m'attendais pas du tout au virage que prend cette aventure, qui me plaît beaucoup d'ailleurs. C'est vraiment à partir de ces révélations que l'histoire s'emballe. L'action et les rebondissements sont présents du début à la fin de l'histoire. On suit Nina dans l'apprentissage de ses dons spectaculaires, et dans la recherche de sa mère disparue. Carole Trébor nous tient en haleine, nous pousse à continuer notre lecture pour en apprendre plus, toujours plus.

Carole Trébor maîtrise son récit avec justesse, dosant les révélations tout en laissant une part de mystère et de suspens.
Toujours aussi bien documenté, le livre nous apprend beaucoup sur l'URSS sous Staline. Ce mélange historique-fantastique fonctionne à merveille. La romancière m'a vraiment plongé dans son univers, aux côtés de Nina et de ses amis. Le récit est rythmé par la narration interne de Nina, ce qui permet une immersion encore plus profonde dans l'histoire.


L'auteur conclut en beauté ce second tome tel une porte ouverte sur le troisième tome, que je vais surement m'empresser de lire pour connaître le fin mot de cette aventure.

Ce second opus de la trilogie Nina Volkovitch est un véritable coup de coeur. L'histoire prend un tournant qui me plaît beaucoup. Ce livre nous offre beaucoup de révélation sur la nature des dons de Nina. L'auteure rythme superbement son récit, et ce notamment grâce à la narration de Nina. Je n'ai qu'une hâte : me jeter sur le tome 3.





samedi 22 octobre 2016

Odd et les géants de glace de Neil Gaiman, la critique

Auteur : Neil Gaiman

Maison d'édition : Albin Michel

Collection : Wiz

Nombre de pages : 141 pages

Année de sortie : 2010



Résumé : Odd n'a vraiment pas de chance. Il a perdu son père alors qu'il était très jeune. De plus la chute d'un arbre sur son pied l'a rendu boiteux à vie. Mais il sourit, encore et toujours. Sa rencontre avec des dieux transformés en animaux va chambouler sa vie...

Introduction : Ce conte fantastique est sympathique mais il n'a pas comblé mes attentes...

Commentaire : Je remercie encore Le livre ouvert (plus particulièrement sa mère) pour la découverte de cet auteur. Avant de me lancer dans cette lecture, je me suis renseigné sur cet homme que l'on considère comme un roi du genre fantastique. Je me réservais quand même le choix du roman sans lire de chroniques. Je me suis donc décidé sur Odd et les géants de glace malgré le fait que Coraline soit considérée comme son oeuvre la plus connue et la plus réussie. Avec toutes les critiques élogieuses qui ont été écrites sur cet auteur, je m'attendais à un monde incroyable, à un ennemi vraiment machiavélique, à une intrigue aux multiples rebondissements. J'ai été légèrement déçu par ma lecture.

Déjà, l'histoire met beaucoup de temps à se mettre en place. L'auteur décrit beaucoup la situation dans laquelle vit Odd au moment où on nous conte l'histoire, quitte à faire quelques longueurs. J'ai même failli sauter des paragraphes pour avancer dans l'histoire. Du coup, j'ai un peu délaissé ma lecture, j'ai donc fini ce roman en une semaine alors que ma lecture aurait dû durer trois jours. Après cela, j'avoue que je me suis vraiment attaché à Odd. Ce garçon a vécu tellement de malheur mais il ne se plaint jamais. Il garde toujours la tête haute. Si on me demandait de le décrire en deux mots, je dirais boiteux et souriant. Boiteux car cette particularité va l'handicaper tout le conte et souriant car il sourira jusqu'à la dernière page du roman.

L'intrigue et l'action commence enfin à arriver. Tout doucement mais sûrement. L'écriture de Neil Gaiman est très fluide, ce qui rend la lecture très facile. Je trouve que la métamorphose des dieux en animaux reflètent très bien leurs caractères de dieux. L'ours colérique et puissant. L'aigle solitaire. Le renard malin, drôle et joviale. Les géants de glaces, ennemis des dieux sont une excellente trouvaille très originale. C'est un bon point pour le livres. Quelque part, ce livre se moque un petit peu des dieux et du mythe auquel croient les humains sur ces êtres que l'on a jamais vus. Les dieux sont décris comme des êtres malsains qui ne pensent qu'à eux, un point de vue qui m'a bien fait rire.
La fin est une belle leçon sur la vie, sur cette chance que l'on a d'être et sur le fait d'en profiter. Odd est récompensé pour cela et je suis heureux pour lui.

Malgré une belle écriture, un roman original (bien que certains trouvent une ressemblance flagrante avec Percy Jackson) et un personnage attachant, j'attendais un peu plus de ce roman. Il a manqué du suspens, de rebondissements... J'avais peut-être placé la barre un peu haute pour ce livre. C'est quand même une belle découverte que je recommande à tous les amateurs de contes ou de livres fantastiques.

vendredi 21 octobre 2016

Nina Volkovitch tome 1 : La lignée de Carole Trébor, la critique

Auteur : Carole Trébor

Maison d'édition : Gulf Stream éditeur

Nombre de pages : 224 pages

Année de sortie : 2012


Résumé : Nina est envoyée à l'orphelinat de Karakievo car ses parents sont considérés comme "ennemis du peuple" et comme résistants au régime de Staline. Nina elle, ne veut que s'enfuir pour retrouver sa mère qui est emprisonnée au fin fond de la Sibérie. Mais comment réaliser cet exploit alors que l'on a quinze, mais qu'on en paraît douze? Ce que Nina ne sais pas, c'est que sa mère à pris soin de dissimuler de précieux indices qui aideront beaucoup Nina dans son évasion. Ce qu'elle ne sait pas non plus, c’est qu'elle est la descendante directe des Volkovitch, qui possèdent des pouvoirs fantastiques mais terrifiants. Elle ne sait pas non plus qu'elle est le dernier espoir des Volkovitch face à une menace plus puissante encore que Staline...

Introduction : Un roman fort en émotion en en action malgré quelques défauts...

Commentaire : Avec Nina Volkovitch, Carole Trébor nous plonge dans l'URSS de l'après guerre sous Joseph Staline. C'est un décor très dur que nous dépeint l'auteure. C'est presque irréel de vivre ainsi. Pour nous habituer à ce rugueux milieu, Carole Trébor utilise des descriptions courtes mais très fluides. Elle emploie aussi des mots d'époque comme Goulag ou M.G.B. Tous ces mots sont expliqués dans un lexique présent à la fin du livre. L'histoire débute à Moscou, mais se délocalise très vite dans l'orphelinat de Karakievo. Ce moment de l'histoire est trop lent à mon humble avis. On apprend beaucoup sur la vie "des enfants des ennemis du peuple", sur la vie à l'orphelinat qui est quasi-militaire et sur le culte que les Russes vouent au "Sauveur". On voit très bien le travail de documentation et de recueil de témoignages réaliser par l'auteure (bon vous me direz, elle est historienne donc ceci explique cela...). Nina est décrite comme une personne fragile qui est un petit peu persécutée par ses camarades, mais qui est très douée en dessin et très cultivée sur les oeuvres d'art. Mais je trouve qu'elle est quand même très courageuse pour projeter de s'enfuir d'un orphelinat situé à plus de trois cents kilomètre de Moscou tout en sachant qu'elle va être poursuivie par le Parti de Staline et par les forces armées Russe. Je trouve qu'un détail de sa personne bien précisé pendant tout le roman n'est pas assez exploité pour moi. Il s'agit de sa petite taille. Bien que répété pendant toute la durée de l'histoire, on n'a fait que remarquer ce détail de Nina, sans pour autant qu'elle en profite ou qu'elle l'utilise. Cela ne lui causera même que des ennuis. Elle exploite beaucoup le fait qu'on la prenne pour un garçon. La fin arriva finalement. Que dire à part qu'elle ne donne qu'envie
d'aller lire la suite au plus vite ! La question de ces "pouvoirs" dont il est question dans le livre n'est qu'effleurée voir même pas abordée du tout. Il faudra attendre le tome 2 pour en savoir plus.


Nina Volkovitch : La lignée est le premier tome d'une trilogie très prometteuse. Un premier opus rempli d'action, mais qui a tout de même un ou deux petits défauts. Ce n'est pas un coup de coeur donc, mais une très jolie découverte. J'ai vraiment hâte de lire Le Souffle qui est le tome 2.

Petit + : Le 12 septembre, j'étais présent au Livre Sur La Place de Nancy. J'ai ainsi pu acheter et faire dédicacer le second opus. J'ai ainsi appris que cette trilogie avait demandé beaucoup de documentation mais que ce n'était pas dérangeant car Carole Trébor est d'abord historienne : J'ai aussi appris qu'elle avait écrit un opus précédent nommée Vassili Volkovitch: Le serment qui raconte l'histoire des Volkovitch cinq cents ans avant la naissance de Nina.