mercredi 23 août 2017

La drôle de vie de Bibow Bradley



Auteure : Axl Cendres 

Maison d'édition : Sarbacane 

Collection : Exprim'

Nombre de pages : 208 pages

Année de sortie : 2012




Résumé : USA, les 60’s. Né dans une petite ville perdue de l’Illinois, le jeune Bibow Bradley est destiné à finir derrière le comptoir du Bradley’s and son, le bar à tocards que tient sa famille. Après un détour obligé par la case Guerre – la sienne, ce sera le Vietnam. À 18 ans, parachuté dans le combat, il aurait dû perdre un oeil comme papy ou une jambe comme papa, mais la particularité de Bibow, c’est qu’il n’a jamais peur. Les balles sifflent à ses oreilles sans qu’il sursaute. Un don très utile aux yeux de la CIA… Mais de mission en mission, entre activistes communistes à Moscou et rassemblements hippies à Woodstock, Bibow découvrira une chose qu’on ne lui a jamais enseignée : le facteur humain.

Introduction : Axl Cendres. Premier roman depuis "Dysfonctionnelle". Donc depuis novembre 2015. Bon, autant vous dire qu'il m'en aura fallu du temps pour digérer le roman que je considère comme mon roman préféré. Oui oui, le seul et l'unique. Qu'attends-je de "La drôle de vie de Bibow Bradley" ? Franchement... La surprise. La même incroyable surprise qui m'avait sauté à la gorge lors de ma lecture de "Dysfonctionnelle". Et là encore, la magie opère. Sacrée Axl. Vivement qu'on se rencontre, je ne perds pas espoir.

Commentaire
: Bibow est un personnage drôle, sans aucun doute. Né au sein d'une famille campagnarde de l'Illinois, dans les années 50, ce jeune homme a la particularité de ne jamais ressentir la peur. Un "don" qui le sauvera tantôt, mais qui lui attirera des soucis, aussi. Bibow est un personnage atypique. Sa particularité, son entourage, l'époque à laquelle il vit, tout cela le rend à part. On ne peut s'identifier à Robert Bradley Jr. Mais on peut l'adorer, et je pense que comme moi, beaucoup de monde adore Bibow. A la manière de Fidèle dans "Dysfonctionnelle", c'est quelqu'un qui fait ressentir tout un tas d'émotions au lecteur. On est stresser, on a peur, on rit, on est heureux pour lui. Car lui, justement, eh bien j'ai la sensation qu'il ne ressent pas vraiment tout cela. Bibow a toujours voulu être ailleurs. Quelque part où il se sent bien. Cette envie d'évasion, omniprésente durant toute notre lecture, se caractérise par cette phrase, répétée à plusieurs reprises dans le bouquin : "Bien sûr j'aurai pu m'enfuir, mais pour aller où ?". Le jeune homme, de part son éducation et l'environnement dans lequel il a été élevé, est assez vulgaire dans ses propos au début du livre. Mais, au fur et à mesure que l'histoire avance, cette vulgarité s'efface quelque peu. Une preuve de maturité d'un Bibow devenu plus sage. C'est subtil et efficace. Bravo Axl. Vraiment.


L'histoire, c'est celle de ce Robert Bradley Jr. sans aucune peur. C'est l'histoire de sa vie. Une vie mouvementée, peu ordinaire, pleine de rebondissement. Je me demande encore aujourd'hui si tous les faits racontés dans ce bouquin sont réels, et j'irais me renseigner. A travers celui-ci, Axl Cendres dénonce clairement la guerre, et plus particulièrement la CIA et ses agissements. Bibow, à cause (grâce) de ce "problème" donc, se retrouve à trembler sur le globe, au coeur de mission visant à éradiquer (la plupart du temps) le communisme et ses partisans. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on ne s'ennuie certainement pas. L'action est omniprésente, ce qui rend le livre très addictif. Les rebondissements sont bien là. L'humour et les émotions aussi. Encore ce cocktail explosif qui fonctionne si bien. Dans un tout autre genre que "Dysfonctionnelle". Ca fonctionne, Axl Cendres maîtrise parfaitement bien son sujet, ajoutant même quelques pointes sur l'Histoire et la guerre de Vietnam. Conquis, c'est le moins qu'on puisse dire.


Pour l'écriture, là, c'est trash
. Les gros mots, il y en a. A quasiment chaque phrase même, au début du moins. Personnellement, ça ne m'a pas dérangé, je pense que cela rend le roman plus réaliste quelque part, quand on sait dans quel contexte familial il se déroule. Axl Cendres nous fait rire, nous émeut, encore et toujours. C'est une magicienne des mots. Dysfonctionnelle l'aura confirmé par la suite. Chapeau l'artiste.

La fin, quant à elle, apaise littéralement le lecteur, à la manière de Dysfonctionnelle. C'est inattendu. C'est beau. Là encore. Merci.



Un coup de coeur ? Oui. Aussi grand que pour Dysfonctionnelle ? Non. Mais n'empêche, second coup de coeur. Un magnifique coup de coeur. Une de mes plus belles lectures de 2017.

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